Il fut chargé d’enseigner à la Nizamiyya de Bagdad. Il débattait avec éloquence et prêchait la foule tandis que les épées étaient tirées autour de lui.
Ibn al-Jawzî (1) rapporte : « Il n’était pas habile dans l’art de la prédication. [Son état] (2) ressemblait davantage à celui de ministres qu’à celui de savants, et il avait acquis un rang éminent auprès des sultans, au point qu’ils s’en remettaient à son jugement. Il mourut subitement à Ispahan [cette année-là] (3). »
Muhammad ibn al-Mubârak ibn Muhammad ibn al-Khall (4), Abû al-Hasan ibn Abî al-Baqâ’. Il entendit des hadiths, étudia la jurisprudence auprès d’al-Shâshî, donna des cours et des fatwas. Il décéda au mois de Muharram de la même année. Son frère, le cheikh Abû al-Husayn ibn al-Khall (5), poète, mourut au mois de Dhu al-Qa‘da de cette même année.
Yahyâ ibn ‘Isâ ibn Idrîs, Abû al-Barakât al-Anbârî (6), le prédicateur, récitait le Coran, entendit des hadiths, étudia la jurisprudence et admonestait les gens à la manière des pieux. Il pleurait depuis le moment où il montait en chaire jusqu’à sa descente. Il était un ascète, un adorateur (7), scrupuleux, ordonnant le bien et interdisant le mal. Dieu lui accorda des enfants pieux auxquels il donna les noms des quatre califes : Abû Bakr, ‘Umar, ‘Uthmân et ‘Alî (8). Il leur fit mémoriser le Coran lui-même (9) et fit achever la récitation à un grand nombre de personnes. Lui et son épouse jeûnaient continuellement, veillaient la nuit en prière et ne rompaient leur jeûne qu’après la prière du soir (10). Il bénéficia de faveurs (karamât) et eut des songes vertueux. Lorsqu’il mourut, son épouse déclara : « Ô Dieu, ne me laisse pas vivre après lui. »