Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le cheikh Abou Chama a rapporté ce chapitre dans son livre «Ar-Rawdatayn» (1) de manière exhaustive, et il a mentionné ce que les poètes (2) [dans leurs poèmes] (3) ont dit à ce sujet.

Au cours de cette même année, le sultan Mahmoud ibn Muhammad acquit tous ses territoires après son oncle maternel, Sandjar. Durant cette année également, le sultan Mahmoud ibn Zanki conquit la forteresse de Chayzar après un siège intense et s’empara de la ville de Baalbek, où se trouvait ad-Dahhâk al-Biqaʿî. Il a été dit que cela se produisit en l’an cinquante, comme déjà mentionné — Dieu (4) sait mieux — et cela a déjà été évoqué.

Cette année-là, Nûr ad-Dîn tomba malade, si bien que tout le Shâm (Grande Syrie) souffrit de son mal (5). Puis il se rétablit (6), et les musulmans en furent (7) fort réjouis. Son frère, Qutb ad-Dîn Mawdûd, maître de Mossoul, s’empara alors de Jazîrat Ibn ʿUmar. Cette année encore, le calife fit confectionner une porte pour la Kaʿba, qu’il fit plaquer d’or, et il s’empara de l’ancienne porte pour en faire son propre cercueil.

En cette même année, les Ismaʿiliens attaquèrent les pèlerins du Khorassan et n’en laissèrent aucun en vie, qu’il s’agisse d’ascètes ou de savants (8). Toujours cette année, une sévère famine frappa le Khorassan, au point que les gens en vinrent à manger des insectes. L’un d’entre eux (9) tua un homme de descendance ʿalide, le fit cuire et le vendit au marché. Lorsqu’on découvrit son acte, il fut mis à mort.

Abou Chama (10) a également rapporté que la conquête de Baniyâs advint cette année-là de la main du roi Nûr ad-Dîn lui-même (11). Muʿîn ad-Dîn l’avait alors envoyé négocier une trêve avec les Francs au nom de Damas lorsqu’ils l’assiégeaient. Il tua leur roi, al-Hanfari (12), et fit un riche butin (13). Louange à Dieu et gratitude (14).

(1) Al-Rawdatan (1/104-105). (2) Abū Shāmah a rapporté quelques poèmes d’ʿUsāmah ibn Munqidh, ʿArqalah et Ṣāliḥ ibn Razīk, ainsi qu’un poème anonyme dont le vers d’ouverture est : « Les séismes soudains nous ont effrayés… par un décret décrété par le Seigneur du ciel ». (3) Absent dans A. (4) Dans T : « f-Allah ». (5) Dans B : « à cause de sa maladie ». (6) Dans A : « il est décédé », c’est une erreur d’écriture. (7) Unique à A. (8) Dans T : « personne, ni ascète ni savant ». (9) Unique à T. (10) Ce passage apparaît dans A après celui qui suit. (11) Dans A : « ma main », alors que c’est ce qu’on trouve ici dans T, ce qui est préférable. (12) Absent dans B. (13) Formulation de T : « Et Muʿayyid al-Dīn la remit aux Francs lorsqu’ils assiégèrent Damas, les indemnisant par elle; on dit qu’il la leur vendit et en tira un grand butin. » (14) La dernière phrase ne figure pas dans T.
وقد ذكر هذا الفصل الشيخ أبو شامة في كتاب الروضتين (١) مستقصى، وذكر ما قاله الشعراء (٢) [من القصائد] (٣) في ذلك. وفيها: ملك السلطان محمود بن محمد بعد خاله سنجر جميع بلاده. وفيها: فتح السلطان محمود بن زنكي حصن شيزر بعد حصار شديد، وأخذ مدينة بعلبك، وكان بها الضحاك البقاعي، وقد قيل: إن ذلك كان في سنة خمسين، كما تقدم، والله (٤) أعلم، وقد تقدم ذلك. وفيها: مرض نور الدين، فمرض الشام لمرضه (٥) ، ثم عوفي (٦) ، ففرح المسلمون بذلك (٧) فرحًا شديدًا، واستولى أخوه قطب الدين مودود صاحب الموصل على جزيرة ابن عُمَر. وفيها: عمل الخليفة بابًا للكعبة مصفحًا بالذهب، وأخذ بابه الأول، فجعله لنفسه تابوتًا. وفيها: أغارت الإسماعيلية على حجاج خراسان، فلم يُبْقُوا منهم على أحد، لا زاهد ولا عالم (٨) . وفيها: كان غلاء شديد بخراسان، حتى أكلوا الحشرات، وذبح إنسان منهم (٩) رجلًا علويًا، فطبخه وباعه في السوق، فحين ظهر عليه قُتل. وذكر (١٠) أبو شامة: إن فتح بانياس كان في هذه السنة على يد (١١) الملك نور الدين بنفسه. وقد كان معين الدين أرسله إلى الفرنج صلحًا عن دمشق حين حاصروها، فقتل ملكها الهنفري (١٢) ، وغنم شيئًا كثيرًا (١٣) . ولله الحمد (١٤) والمنة.
(١) الروضتين (١/ ١٠٤ - ١٠٥). (٢) أورد أبو شامة بعض الأشعار لأسامة بن منقذ ولعرقلة ولصالح بن رزيك، وقصيدة بدون نسبة مطلعها: روّعتنا زلازل حادثات … بقضاء قضاه رب السماء (٣) ليس في آ. (٤) ط: فالله. (٥) كذا في ب: لمرضه. (٦) آ: توفي. وهو تصحيف. (٧) عن آ وحدها. (٨) ط: أحدًا ولا زاهدًا ولا عالمًا. (٩) عن ط وحدها. (١٠) ورد هذا المقطع في آ بعد الذي يليه. (١١) في آ: "يدي"، وما هنا من ط، وهو أحسن. (١٢) ليس في ب. (١٣) عبارة ط: وقد كان معين الدين سلمها إلى الفرنج حين حاصروا دمشق فعوضهم بها وقيل ملكها وغنم شيئًا كثيرًا. (١٤) ليست الجملة الأخيرة في ط.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies