Il transmit énormément (de savoir) et composa «Al-Mufhim fî Gharîb Muslim» et d’autres ouvrages (1). Il assuma également la fonction de prédicateur de Neyshabur. Il était un homme vertueux, remarquablement doué, pieux et mémorisateur (du hadith), qu’Allah lui fasse miséricorde.
[Puis débuta l’année cinq cent cinquante-deux]
Cette année commença tandis que Muhammad Chah fils de Mahmoud assiégeait Bagdad. Le peuple et l’armée du calife al-Muqtafî livraient un combat des plus acharnés, si bien que la prière du vendredi ne fut pas célébrée en raison des affrontements, et la discorde était grande (2). Puis Allah facilita les choses par le départ du sultan, comme cela avait été mentionné (3) au cours de l’année précédente. Ibn al-Jawzî (4) étendit sa description de ces événements cette année-là et s’y montra très prolixe.
Cette même année, une violente secousse sismique eut lieu en Syrie, provoquant un nombre considérable de victimes – qu’Allah seul connaît –, et la plus grande partie d’Alep, de Hama, de Shayzar, de Homs, de Kafr Tâb, du Krak des Chevaliers, de Lattaquié, de Ma‘arra, de Fâmiyya (5), d’Antioche et de Tripoli fut détruite.
Ibn al-Jawzî (6) déclara : « Quant à Shayzar, aucune personne n’en réchappa (7) hormis une femme et son serviteur, tous les autres périrent. Pour Kafr Tâb, personne n’en réchappa (8). À Afâmiyya, sa citadelle s’effondra (9), tandis que la colline de Harrân se fendit en deux, révélant des tombeaux et de nombreuses habitations en son centre. »
Il ajouta : « De nombreuses cités franques (10) connurent le même sort, et les murs de la plupart des villes de Syrie s’écroulèrent, au point qu’une école à Hama (11) s’effondra sur les enfants (12), qui périrent jusqu’au dernier, et aucun proche ne vint (13) demander après l’un d’entre eux. »