Damas. Puis il se rendit près de la porte orientale, la prit de force et entra dans la ville par cette même porte (1) après un siège de dix jours. Son entrée eut lieu le dimanche, dixième jour de Safar de cette année. Mujir ad-Din se retrancha alors dans la citadelle, mais il en fut délogé et reçut en compensation la ville de Homs. Nur ad-Din entra dans la citadelle et asseya son autorité sur Damas — louange à Dieu. Il proclama dans la ville la sécurité et la bonne nouvelle (2), mit fin (3) aux taxes imposées à la population, et les décrets à ce sujet (4) furent lus sur le minbar (5). Les habitants (6) s’en réjouirent et invoquèrent abondamment en sa faveur. Les rois francs lui écrivirent pour le féliciter de sa prise de Damas, tout en recherchant sa proximité et en se soumettant à lui.
Parmi ceux qui décédèrent [cette année-là parmi les notables] (7) :
• Le chef Mu’ayyid ad-Dawla ‘Alî ibn as-Sûfî (8), ministre de Damas sous Mujir ad-Din Âbiq. Il s’était révolté à plusieurs reprises contre le roi, sa rébellion (9) atteignant une grande ampleur, puis la réconciliation avait lieu entre eux, ainsi que cela a déjà été mentionné.
• ‘Atâ al-Khâdim (10), l’un des émirs de Damas. Il s’était emparé du pouvoir du temps (11) de Mujir ad-Din Âbiq susmentionné et occupait parfois la fonction de lieutenant à Baalbek (12). C’était un homme injuste et tyrannique. C’est à lui que l’on attribue la construction de la mosquée ‘Atâ, située hors de la Porte orientale, et Dieu (13) est plus savant.
[Puis débuta l’année cinq cent cinquante (de l’Hégire)]
Cette année-là, le calife [al-Muqtafî li-Amr Allah] (14) partit en grand apparat vers Daqûqâ (15) et l’assiégea. Alors, ils sortirent à sa rencontre