Ibn al-Jawzī (1) a dit : « Il est presque impossible (2) de trouver, dans ce volume, cinq bonnes formules. [Il en a longuement parlé et l’a très sévèrement critiqué] (3). » Toutefois, il a apprécié parmi ses paroles celle qu’il tint alors qu’il pleuvait et qu’il prêchait la foule. Les gens (4) coururent s’abriter sous les murs, et il leur déclara : « Ne fuyez pas les gouttelettes d’eau de la miséricorde, issues d’un nuage de grâce ; mais fuyez plutôt les tisons (5) d’un feu jailli de la pierre à feu de la colère. » Il mourut alors qu’il venait de dépasser la cinquantaine.
Masʿūd (6), sultan, fils de (Muḥammad ibn) (7) Malikshāh ibn Alp Arslān ibn Dāwud ibn Mikāʾīl ibn Saljūq, le Turc seldjoukide, maître de l’Irak (8) et d’autres contrées : il obtint un pouvoir et un bonheur considérables, supérieurs à ceux de bien d’autres, et traversa de nombreux événements [et guerres] (9) prolongés (10). Au cours de l’une de ces campagnes, le calife al-Mustarshid fut (11) capturé, comme il a été mentionné précédemment. [Il mourut] (12) un mercredi, le dernier jour de Jumādā al-Ākhirah [de cette année] (13).
Yaʿqūb le calligraphe-scribe (14) mourut à la Niẓāmiyya. Le dīwān appelé « al-Ḥashariyya » (15) vint alors (16) pour s’emparer de son héritage au profit du Bayt al-Māl (Trésor public), mais les juristes s’y opposèrent. Il s’ensuivit de graves troubles qui aboutirent à la destitution du shaykh Abū al-Najīb (17), alors chargé de l’enseignement, et à son châtiment par une sanction (18) infligée au dīwān.