Cette année-là, Qaymaz l’Arjouânî (1) conduisit le pèlerinage pour les fidèles.
Parmi ceux qui décédèrent cette année-là [parmi les notables] (2), on compte le cheikh Burhân al-Dîn, Abû al-Hasan ‘Alî (3) al-Balkhî, maître des Hanafites à Damas. Il enseigna d’abord à la Madrasat al-Balkhiyya, puis à la Khâtûniyya al-Barrâniyya. C’était un homme de savoir et de pratique, pieux et ascète (4). Il fut enterré au cimetière de Bâb al-Saghîr.
[Puis vint l’année 547] : Cette année-là, le sultan Mas‘ûd mourut, et son pouvoir échut à son neveu Malikshâh ibn Mahmûd. Puis arriva le sultan Muhammad qui s’empara du royaume, et l’hégémonie lui revint. Il fit tuer l’émir Khâs Bâk, s’appropria ses biens et jeta son corps aux chiens. [Alors Bagdad fut plongée dans la confusion, les affaires s’agitèrent et les fondements furent ébranlés] (5). Le calife apprit également que Wâsit se trouvait en pleine tourmente, si bien qu’il y partit à la tête de l’armée avec grande pompe, y restaura l’ordre, puis se rendit à Kûfa et à al-Hilla avant de rentrer à Bagdad [renforcé et victorieux] (6). La ville fut décorée en son honneur (7), louange à Dieu.
Cette même année, ‘Abd al-Mu’min, souverain des territoires du Maghreb (8), s’empara de Bijâya, qui appartenait aux Banû Hammâd. Le dernier de leurs rois fut Yahyâ ibn ‘Abd al-‘Azîz ibn Hammâd. Ensuite, il envoya une armée (9) contre la tribu de Sanhâja, l’assiégea et s’empara de ses biens.
Cette année-là eut également lieu une violente bataille (10) entre Nûr al-Dîn Mahmûd (11) et les Francs, que Nûr al-Dîn écrasa, tuant nombre d’entre eux (12). Louange et grâce à Dieu pour cela.