En cette même année :
(1) L’émir Najm al-Dîn Ayyoub vint de la part de Zanki auprès du seigneur de Damas, lui remit la citadelle et reçut de sa main l’émirat (2) à Damas.
Au cours de cette année encore, le sultan Mas‘ûd tua son chambellan ‘Abd al-Rahmân ibn Tughrilbek, puis tua ‘Abbâs, le maître de Ray, en jetant sa tête à ses hommes. Les gens en furent choqués et pillèrent les tentes de ‘Abbâs. Or, ‘Abbâs était l’un des vaillants combattants les plus renommés. Les bâtiniyya (3) avaient assassiné Jawhar, et il ne cessa de les pourchasser jusqu’à bâtir un minaret avec leurs têtes dans la ville de Ray.
Toujours la même année, le naqîb al-nuqabâ’ (chef des chefs) de Bagdad, Muhammad ibn Tirâd al-Zaynabî, mourut, et ‘Alî (5) ibn Talha al-Zaynabî lui succéda (4).
La même année également, un mur s’effondra sur la fille du calife, qui était déjà adulte, provoquant sa mort. Les notables assistèrent à ses funérailles. [Au cours de cette année, le vizir Nizâm al-Dîn ibn Jahîr (6) accomplit aussi le pèlerinage.]
[Parmi les notables décédés cette année-là, on compte :]
Zanki ibn Âq Sunqur : on a déjà mentionné une partie de sa biographie [dans les événements] (7). [Il est le père de Nûr al-Dîn Mahmûd le « martyr »] (8). Le shaykh [Shihâb al-Dîn] (9) [Abû Shâma] (10) s’est longuement étendu sur sa vie dans « al-Rawdatayn », citant à son propos prose et poésie. Qu’Allah lui fasse miséricorde.
Sa‘d al-Khayr ibn Muhammad ibn Sahl ibn Sa‘d, Abû al-Hasan al-Maghribî al-Andalusî al-Ansârî (11) : il partit d’al-Andalus jusqu’en Chine. Il étudia le hadith, se forma en jurisprudence auprès d’al-Ghazâlî, acquit des ouvrages précieux et transmit [le savoir].