Puis débuta l’an cinq cent trente-sept (de l’Hégire). Cette année-là, ‘Imād al-Dīn Zankī s’empara de la ville d’al-Ḥadītha. Il transféra la famille Āl Mahārish depuis cette ville vers Mossoul et y établit des représentants sous son autorité (1).
Puis débuta l’an cinq cent trente-huit (de l’Hégire). Cette année-là, le sultan Mas‘ūd (2) se prépara à s’emparer de Mossoul et du Shām à ‘Imād al-Dīn (3) Zankī. Il conclut avec lui un accord fixé à cent mille dinars : il lui en avança vingt mille et lui laissa le reste, car son fils, Sayf al-Dīn Ghāzī, était toujours au service du sultan Mas‘ūd.
Cette même année, ‘Imād al-Dīn (4) Zankī s’empara de certaines contrées du Diyār Bakr. Le roi Sanjar assiégea ensuite le Khwārazmshāh, le contraignit à payer une somme, puis le relâcha.
Cette année également, on trouva un homme qui commettait la débauche avec un jeune garçon : il fut précipité du haut d’un minaret. Dans la nuit du mardi 24 Dhū al-Qa‘da, la terre trembla. La conduite du pèlerinage fut confiée à Naẓar al-Khādim (qu’Allāh le gratifie) (5).
Parmi les notables décédés cette année-là figure ‘Abd al-Wahhāb ibn al-Mubārak ibn Aḥmad, Abū al-Barakāt al-Anmāṭī (6), le ḥāfiẓ. Il avait entendu et transmis un vaste corpus de hadith. C’était un homme digne de confiance, pieux et scrupuleux, rayonnant de bienveillance, de caractère doux. Il mourut en Muḥarram, à l’âge de quatre-vingt-seize ans (7).