Au cours de cette année, on annonça la prière funèbre pour un homme pieux. Les gens se rassemblèrent à l’école du cheikh ‘Abd al-Qadir, puis il advint que l’homme éternua et reprit connaissance. Les funérailles d’un autre homme furent célébrées, et cette foule nombreuse accomplit la prière pour lui (1).
Cette année-là, les eaux diminuèrent partout dans le monde.
La même année, naquit le seigneur de Ḥamāt, Taqī al-Dīn ‘Umar ibn Shahanshāh ibn Ayyūb ibn Shādhī (2).
Parmi les notables décédés cette année, on compte Aḥmad ibn Ja‘far ibn al-Faraj, Abū al-‘Abbās al-Ḥarbī (3) : c’était l’un des dévots ascètes. Il entendit (et transmit) des ḥadiths, et avait un comportement vertueux. On rapportait même qu’il était aperçu certaines années à ‘Arafāt alors qu’il n’avait pas accompli le pèlerinage cette année-là.
‘Abd al-Salām ibn al-Faḍl, Abū al-Qāsim al-Jīlī (4)(5) : il étudia les ḥadiths, acquit sa formation juridique auprès d’al-Kiyā al-Harrāsī et excellait dans les fondements (uṣūl) et les branches (furū‘) de la jurisprudence, ainsi que dans d’autres domaines. Il fut investi de la charge de juge à Baṣra et figura parmi les meilleurs magistrats, qu’Allah lui fasse miséricorde (6).
Puis vint l’an 535 [de l’Hégire]. Cette année-là, la burda (mante) et le bâton arrivèrent à Bagdad. Ils avaient été prélevés (7) chez al-Mustaṛshid en l’an 529 [H] (8), et le sultan Sanjar les avait conservés auprès de lui avant de les restituer au cours de cette année.