Il naquit en l’an quatre cent trente-sept (1). Il accomplit le pèlerinage et résida à La Mecque pendant un certain temps. Il étudia le hadith (2) et en transmit (3) un petit nombre. C’était un ascète, retiré des gens et occupé de lui-même (4).
Un jour, il embarqua avec des marchands par mer et ils abordèrent une île. Il déclara : « Laissez-moi ici afin que j’y adore Dieu, Exalté soit-Il (5). » Ils le lui refusèrent, mais il insista pour y demeurer. Ils le laissèrent donc et poursuivirent leur route, jusqu’à ce que le vent les fasse revenir à lui, [ils le pressèrent de repartir avec eux, mais il s’y refusa ; ils s’en allèrent une nouvelle fois, et le vent les ramena encore vers lui] (6). Ils dirent : « Nous ne pouvons pas reprendre la mer (7) sans toi. Si tu tiens à y rester, viens d’abord avec nous, puis retourne-y. » Il consentit à voyager avec eux, puis il y retourna et y resta un certain temps, avant de partir définitivement. [On rapporte qu’il se nourrissait dans cette île de ce qu’il y trouvait] (8).
On dit qu’il s’y trouvait un serpent qui avalait les hommes, ainsi qu’une source d’eau où il puisait à boire et se purifiait. Il regagna ensuite sa ville natale, Āmul (9), où il mourut la même année. Son tombeau y est célèbre et visité ; qu’Allah lui fasse miséricorde.
La mère (10) du calife al-Mustarshid : elle décéda dans la nuit du lundi, après la prière de ‘isha, le neuvième jour de Shawwâl [de cette année] (11). Dieu, qu’Il soit Exalté, est Le plus Savant (12).
[Puis débuta l’année cinq cent vingt-neuf.] Au cours de cette année, al-Mustarshid mourut et al-Râshid accéda au califat. La raison en fut qu’un grave différend opposa le sultan Mas‘ûd et le calife, au point que ce dernier voulut