L’un des maîtres du soufisme, il résida dans le ribât de Zūzanī. Sa parole était considérée comme plaisante (1). Il connaissait par cœur un grand nombre de récits sur la vie des soufis, leurs histoires et leurs poèmes (2).
Abū ‘Alī al-Fāriqī (3), al-Ḥasan ibn Ibrāhīm ibn Barhūn, surnommé Abū ‘Alī al-Fāriqī : il naquit en l’an 433 de l’Hégire. Il étudia le fiqh sur place auprès d’Abū ‘Abd Allāh Muḥammad ibn Bayān al-Kāzarūnī, disciple d’al-Muḥāmilī, puis auprès du shaykh (4) Abū Isḥāq et d’Ibn al-Ṣabbāgh. Il entendit (apprit) des ḥadīths. Il lisait et relisait régulièrement Al-Muhadhdhab (5) et Ash-Shāmil. Ensuite, il exerça la fonction de cadi à Wāsiṭ. Il était réputé pour sa bonne conduite et sa droiture, jouissant de l’intégrité de son esprit et de ses sens (6) jusqu’à sa mort, survenue en muḥarram de cette même année, à l’âge de quatre-vingt-seize ans (7).
‘Abd Allāh (8) ibn Muḥammad ibn Aḥmad ibn al-Ḥusayn, Abū Muḥammad ibn Abī Bakr al-Shāshī : il entendit des ḥadīths, étudia le fiqh auprès de son père, disputa en séances de controverse et émit des fatwās. C’était un homme éminent, un prédicateur éloquent au verbe haut. Ibn al-Jawzī fit l’éloge de ses exhortations, de la qualité de sa poésie, de sa prose et de son style. Il mourut en muḥarram, vers la cinquantaine – qu’Allah lui fasse miséricorde –, et fut inhumé auprès de son père.
Muḥammad ibn Aḥmad ibn ‘Alī, Abū Bakr (9) al-Qaṭṭān (10), connu sous le nom d’Ibn al-Ḥallāj al-Baghdādī : il entendit des ḥadīths et récitait le Coran. C’était un homme pieux, ascète et adorateur. On recherchait la bénédiction de son invocation et on se rendait auprès de lui, qu’Allah lui fasse miséricorde.
Muḥammad (11) ibn ‘Abd al-Wāḥid al-Shāfi‘ī, Abū Rashīd : il était originaire de Ṭabaristān.