Il séjourna à Nishapur, puis se rendit à Bagdad où il prêcha. Les habitants de Bagdad l’accueillirent avec un assentiment total, et il rassembla des biens et des livres.
Ibn (1) al-Jawzî a dit : « C’est lui qui, le premier, m’a initié à la prédication. Je me suis exprimé en sa présence alors que j’étais encore jeune, puis j’ai prêché devant les gens après son départ. »
Muhammad ibn Ahmad ibn Yahyâ, Abû ‘Abd Allâh al-‘Uthmânî al-Dîbâjî (2), connu à Bagdad sous le nom d’al-Maqdisî, étudia le fiqh et avait une croyance ash‘arite. Il prêcha les gens à Bagdad.
Ibn [al-Jawzî] (3) a rapporté l’avoir entendu réciter, dans son assemblée, ces vers (mètre al-khafîf) :
« Laisse mes paupières, j’ai pleinement le droit de me lamenter ;
Car mes péchés ne m’ont pas laissé de cœur sain.
Les mains de la désobéissance ont usé mon âme,
Et la vieillesse m’a annoncé ma fin d’une voix limpide.
Chaque fois que je dis : “La blessure de mon cœur est guérie”,
Mon cœur se retrouve à nouveau blessé par mes fautes.
Seuls l’ultime triomphe et la félicité appartiennent au serviteur
Qui, le jour de la Résurrection, viendra en sécurité et en repos. »
Muhammad ibn Muhammad ibn al-Husayn ibn Muhammad ibn Ahmad ibn Khalf, Abû Khâzim (6) fils d’Abû Ya‘lá ibn al-Farrâ’, juriste et fils de juriste : il naquit en l’an 457 de l’Hégire et recueillit les hadiths. Il comptait parmi les savants pieux et ascètes, et s’éteignit au mois de Safar de la même année.
Abû Muhammad (7) ‘Abd al-Jabbâr ibn Abî Bakr ibn Muhammad ibn Hamdis al-Azdî al-Siqillî, le célèbre poète : Ibn Khallikân (8) a rapporté de lui de superbes poèmes, dont (9) ces vers (10) en mètre as-sarî‘.