Voici une chaîne de transmission considérée comme faible, en raison de la situation d’Ishaq ibn Bishr, qui est rejeté dans le hadith, d’autant plus qu’il contredit les récits authentiques (1).
Il est établi que le prophète Salomon (que la paix soit sur lui) eut en matière de royauté, d’expansion de son royaume, de la multitude et de la diversité de ses soldats, ce que nul n’avait avant lui et que Dieu n’accordera à personne après lui, comme il l’a dit : « Et nous avons reçu de tout » et : « Seigneur! Pardonne-moi et accorde-moi une royauté que nul n’aura après moi, car Tu es, en vérité, le Grand Dispensateur. » Dieu, selon la parole du Véridique infaillible (le Prophète), le lui octroya effectivement.
Lorsque le Très-Haut mentionna ce dont Il l’avait comblé en bienfaits immenses et parfaits, Il dit : « Ceci est Notre présent, accorde ou limite sans compter », c’est-à-dire : « Donne à qui tu veux et prive qui tu veux, sans que cela ne te soit reproché. » En d’autres termes, dispose de ces biens comme tu l’entends, car Dieu t’a autorisé en cela et ne te demandera pas de compte. Tel est le statut du Prophète-roi, contrairement à celui du Prophète-serviteur : celui-ci ne donne ni ne retient, sauf avec la permission de Dieu. Quant à notre Prophète Muhammad (que la prière et la paix soient sur lui), il eut le choix entre ces deux postures et préféra être un Prophète-serviteur.
Selon certains récits, il consulta Gabriel à ce sujet, et ce dernier l’encouragea à l’humilité. Il choisit donc le statut de Prophète-serviteur (que la prière et la paix soient sur lui). Dieu a concédé à sa communauté, après lui, le califat et la gouvernance jusqu’au Jour de la Résurrection. Une partie de sa communauté demeurera toujours visible jusqu’à l’Heure. À Dieu seul la louange et la grâce.
Après que Dieu eut rappelé ce qu’Il avait accordé à Son prophète Salomon (que la paix soit sur lui) en biens terrestres, Il attira l’attention sur la récompense considérable et la belle rétribution qu’Il lui réserve dans l’au-delà, ainsi que sur la proximité par laquelle Il l’honorera, le grand triomphe et l’honneur auprès de Lui, le jour du Retour et du Jugement, lorsqu’Il dit : « Il est certes auprès de Nous d’une grande proximité et d’une belle destinée. »
Concernant sa mort et la durée de son règne et de sa vie (2), Dieu — exalté soit-Il — a dit : « Puis, lorsque Nous eûmes décrété sa mort, il n’y eut pour leur indiquer sa mort qu’une bête de terre qui rongeait son bâton. Lorsqu’il s’effondra, les djinns comprirent qu’ils n’avaient pas connaissance de l’Inconnaissable. S’ils l’avaient su, ils ne seraient pas restés dans le tourment humiliant (34 : 14). »
Ibn Jarir, Ibn Abi Hâtim et d’autres rapportent, selon Ibrahim ibn Tuhmân, d’après ‘Atâ’ ibn as-Sâ’ib (3), d’après Sa‘îd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs, que le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) a dit : « Lorsque Salomon, prophète de Dieu (que la paix soit sur lui), priait, il voyait un arbre… »