Dans une maison où se trouvait de l’argent, on s’y introduisit de nuit, l’hôte fut tué et son bien fut dérobé. Puis Dieu fit apparaître ses meurtriers, et ils furent exécutés (1). Que Dieu lui fasse miséricorde (2).
[Puis arriva l’année cinq cent vingt-sept.] Au mois de Ṣafar (3), le sultan Masʿūd entra à Bagdad. On prononça le prône en son nom [sur ses chaires] (4), et le calife lui remit une robe d’honneur et lui attribua la souveraineté. [Lorsque son nom fut mentionné sur les chaires] (5), on jeta (6) des dinars et de l’or parmi la foule, et le roi (7) Dāwud ibn Maḥmūd reçut également une robe d’honneur.
Au cours de cette même année, Dubays rassembla une grande troupe à Wāsiṭ, et des gens se joignirent à lui. Le sultan envoya une armée contre lui, qui le vainquit et dispersa ses forces. Par la suite (8), le calife décida de se rendre à Mossoul afin de la reprendre des mains de Zankī. Il partit avec une armée nombreuse et une multitude d’émirs, de notables et de vizirs. Lorsqu’il s’en approcha, ʿImād al-Dīn Zankī lui envoya une forte somme d’argent et de nombreux présents pour qu’il se retire (9), mais il refusa. Puis on l’informa que le sultan Masʿūd s’était réconcilié avec Dubays et lui avait offert une robe d’honneur, alors il regagna Bagdad rapidement, sain et sauf, et fort honoré (10).
Durant cette même année, Ibn ar-Razzāghūnī, l’un des imams hanbalites, mourut. Ibn al-Jawzī, encore jeune, réclama sa chaire de prêche, mais elle échut à un autre. Cependant, le vizir Anūsharwān l’autorisa à prêcher : il prit la parole cette année-là devant les foules en divers lieux de Bagdad, et le nombre de ses assemblées augmenta considérablement, tandis que les gens y affluaient (11).
Au cours de cette même année encore, Shams al-Mulūk Ismāʿīl, souverain de Damas, s’empara de la ville de Ḥamā, qui appartenait à Zankī.
Au mois de Dhū al-Ḥijja, les Turkmènes pillèrent la ville de Tripoli. Le comte (12) (13) — que Dieu le maudisse — sortit alors contre eux avec ses troupes franques.