«Si tu obtiens un bien, tu l’obtiens par détermination… et si les épreuves te font défaut, c’est qu’elles en ont une excuse.
Il a déclaré (1) : Il m’a également récité (sur le mètre al-basît) :
“J’ai revêtu l’habit de l’espérance alors que les gens dormaient,
et je me suis levé pour me plaindre auprès de mon Maître de ce que j’endure.
J’ai dit : Ô mon recours en toute calamité,
Ô Celui sur qui je compte pour dissiper l’adversité.
J’ai tendu la main, alors que l’affliction m’enserrait (2),
envers Toi, ô Meilleur de ceux à qui l’on tend la main.
Ne la repousse pas, ô Seigneur, déçue,
car l’océan de Ta générosité abreuve quiconque (3) s’y présente.”
Al-Ḥasan (4) ibn Salmān (5) ibn ʿAbd Allāh ibn al-Fatā (6), Abū ʿAlī al-faqīh, fut professeur à l’école Niẓāmiyya. Il prêcha aussi dans la mosquée du palais (Jāmiʿ al-Qaṣr) et avait coutume de dire : «Je suis parvenu au sommet en jurisprudence, et je ne fais que commencer en prédication (7).» Il décéda cette année-là. Le juge Abū al-ʿAbbās ibn al-Ruṭbī fit ses ablutions funéraires, et il fut inhumé auprès d’Abū Isḥāq.
Ḥammād ibn Muslim al-Raḥabī al-Dabbās (8) : on lui attribuait des états spirituels, des dévoilements, la connaissance de certaines choses cachées (9) et d’autres stations. J’ai vu Ibn al-Jawzī (10) parler de lui et dire : «Il était dénué de sciences religieuses et ne trouvait grâce qu’aux yeux des ignorants.» On rapporte qu’Ibn ʿAqīl mettait les gens en garde contre lui ; quant à Ḥammād al-Dabbās, il disait : «Ibn ʿAqīl est mon ennemi.» Ibn al-Jawzī (11) raconta également que les gens lui faisaient des vœux, qu’il acceptait, puis il cessa cela et se mit à recueillir ce qui provenait de rêves, en le dépensant pour ses compagnons. Il mourut pendant le mois de Ramaḍān et fut enterré à al-Shūnīziyya (12).