Il excellait dans l’étude du hadith(1) et, dans ses opinions juridiques secondaires, il suivait le madhhab (école) des littéralistes (ẓāhiriyya). Il mourut à Bagdad au mois de Rabī‘ al-Ākhir(2), que Dieu lui fasse miséricorde(3).
[Puis vint l’année 525 de l’Hégire]
Cette même année, Dubays s’égara dans le désert ; il fut alors capturé par l’un des émirs bédouins en territoire syrien, qui le livra au roi de Damas, Būrī ibn Ṭuġtikin. Celui-ci le vendit à Zankī ibn Āq Sunqur, seigneur de Mossoul, pour cinquante mille dinars. Quand Dubays se retrouva sous la garde de Zankī, il ne douta pas que ce dernier le ferait périr, en raison de l’hostilité qui les opposait. Cependant, Zankī l’honora, lui accorda d’importantes sommes d’argent, le promut et manifesta du respect à son égard. Puis, lorsque les messagers du calife vinrent le réclamer, Zankī le remit entre leurs mains. Mais une fois parvenu à Mossoul, Dubays fut incarcéré dans la citadelle.
Durant la même année, un conflit éclata entre les deux frères, Maḥmūd et Mas‘ūd, qui s’affrontèrent ; toutefois, ils conclurent bientôt un accord de paix. Cette année-là également, le roi Maḥmūd ibn [Muḥammad ibn Malikshāh ibn Alp Arslān](5) décéda. On intronisa alors son fils(6), Dāwūd, à sa place, et on lui désigna comme atabeg le ministre de son père ; on prononça le khuṭba (prêche du vendredi) en son nom dans la plupart des provinces(7).
[Parmi les notables décédés cette année]
Il y eut Aḥmad ibn Muḥammad ibn ‘Abd al-Qāhir(8)(9), Abū Naṣr al-Ṭawāsī, qui étudia le hadith et se spécialisa en jurisprudence sous la direction du shaykh Abū Isḥāq al-Shīrāzī. C’était un homme doux dont le visage rayonnait de lumière. Ibn al-Jawzī(10) rapporte qu’il lui récita ce vers, en mètre al-ṭawīl :
« En toute circonstance, fais de la prudence ton viatique, que tu places en avant pour affronter les épreuves et le cours du temps. »