Al-Ḥusayn ibn ‘Alī ibn Abī al-Qāsim al-Lāmishī (1) était originaire de Samarcande. Il transmit des ḥadiths et se consacra à l’étude de la jurisprudence. On citait souvent son nom en exemple pour sa maestria dans les débats. Il était bienfaisant, pieux, suivant la voie des Anciens, fuyant toute affectation et ordonnant le bien. Il arriva de la cour du Khāqān, souverain de la région au-delà du fleuve, porteur d’un message à la résidence du califat. On lui dit alors : « Ne comptes-tu pas accomplir le ḥajj cette année ? » Il répondit : « Je ne ferai pas du pèlerinage un simple prolongement de leur mission. » Il retourna donc dans sa patrie et mourut en Ramaḍān de cette année, à l’âge de quatre-vingt-un ans, qu’Allāh lui fasse miséricorde.
Ṭughtekīn l’Atābak (2), le seigneur turc de Damas, était l’un des serviteurs de Tāj al-Dawla Tutush ibn Alp Arslān al-Saljūqī. Il comptait parmi les meilleurs et les plus justes des souverains, et fut l’un des plus actifs dans la lutte contre les ennemis. Il mourut cette même année, et son fils Tāj al-Mulūk Būrī lui succéda.
[Puis débuta l’année 523 H.]
Au mois de Muḥarram (3), le sultan Maḥmūd entra à Bagdad. Il s’efforça de plaire (4) au calife au sujet de Dubays, et de lui remettre le territoire de Mossoul, mais le calife refusa catégoriquement et s’y opposa avec la plus grande fermeté – [ce ne fut pas possible] (5) de le réaliser (6).
Quant à Dubays, il tarda à entrer dans Bagdad. Lorsqu’il y entra finalement et se déplaça dans la foule, on le maudit et on l’insulta publiquement. Ensuite parvint ‘Imād al-Dīn Zankī [fils d’Āq Sunqur] (7), qui offrit au sultan cent mille (dīyār) par an, ainsi que des présents et des cadeaux. Il promit au calife (8) la même somme, à condition de ne pas confier le moindre pouvoir à Dubays et de maintenir Zankī dans sa fonction à Mossoul. On l’y confirma donc.