Issu de la demeure du hadith et des imams (1). Ibn al-Jawzî (2) a rapporté, d’après son maître ‘Abd al-Wahhâb, qu’il fut poignardé. Il mourut subitement au mois de Shawwâl de cette année et fut enterré à côté d’Ibn Surayj (3).
Fâṭima (4) bint al-Ḥasan ibn al-Ḥasan ibn Faḍlawayh (5) : Elle écouta (les traditions) de l’imam al-Khaṭîb, d’Ibn al-Musallama et d’autres encore. Elle était prédicatrice et possédait un ribât où se rassemblaient des femmes ascétiques. Ibn al-Jawzî (6) étudia auprès d’elle le Musnad d’al-Shâfi‘î et d’autres ouvrages.
Abû Muḥammad ‘Abd Allâh ibn Muḥammad ibn al-Sayyid al-Baṭalyawsî (7), puis al-Balansî (8), fut l’auteur de nombreux traités de langue et d’autres domaines. Il compila « al-Muthallath » en deux volumes, en y ajoutant beaucoup plus que Qutrub. Il rédigea également un commentaire de « Saqṭ az-Zand » d’Abû l-‘Alâ’, meilleur que celui du compilateur, ainsi qu’un commentaire de « Adab al-Kâtib » d’Ibn Qutayba. De sa poésie, citée par le qâḍî Ibn Khallikân (9), on rapporte ces vers (mètre al-ṭawîl) :
« Le compagnon du savoir demeure vivant, immortel après sa mort,
Alors même que ses membres reposent sous la terre, réduits en poussière.
Et l’ignorant est un mort qui marche encore sur le sol :
On le prend pour un être vivant, alors qu’il n’est rien. »
[Ensuite arriva l’an cinq cent vingt-deux (de l’Hégire).]
Au début de cette année, un émissaire de Sanjar (10) se présenta au calife pour demander que l’on prononce son nom dans les prônes depuis les chaires de Bagdad (11), et que l’on invoque pour lui chaque vendredi dans la grande mosquée (12).