Il reçut sa formation juridique auprès d’Al-Ghazâlî et d’Al-Kiyâ al-Harrâsî (1), ainsi que d’Abû Bakr (2) ash-Shâshî. Il excellait dans la science des fondements du droit (uṣûl al-fiqh), domaine dans lequel il rédigea l’ouvrage « Al-Wajîz (3) en uṣûl al-fiqh ». Il maîtrisait parfaitement plusieurs disciplines (4), et fut nommé pour enseigner à l’école an-Niẓâmiyya de Bagdad pendant moins d’un mois. [Il mourut cette même année, comme le rapporte Ibn Khallikân, qu’Allâh lui fasse miséricorde (5)].
Bahrâm ibn Bahrâm, Abû Shujâʿ al-Bayyaʿ (6) : Il étudia le hadith et construisit une école pour les adeptes de l’imâm Aḥmad à Kalwâdhâ (7), consacrant une partie de ses biens en dotation (waqf) au profit des juristes.
Ṣâʿid ibn Sayyâr (8) ibn Muḥammad ibn ʿAbd Allâh ibn Ibrâhîm, Abû l-ʿAlâʾ al-Isḥâqî al-Harawî le ḥâfiẓ, comptait parmi les maîtres reconnus pour leur rigueur. Il entendit de nombreux hadiths et les transmit. Il mourut dans le village de Gûrj, à la porte de Harâra (10), au cours de cette année.
[Puis débuta l’année cinq cent vingt et un]
Cette année s’ouvrit alors que le calife et le sultan Maḥmûd étaient en guerre, le calife se tenant dans son camp du côté occidental. Le mercredi quatre Muḥarram, un groupe de soldats du sultan parvint jusqu’à la Dâr al-Khilâfa, où mille combattants, armés, s’assemblèrent. Ils pillèrent les richesses, et les servantes sortirent découvertes, implorant l’aide, jusqu’à ce qu’elles entrassent (11) dans la demeure de Khâtûn. Ibn al-Jawzî (12) déclara : « Je les ai vues ainsi de mes propres yeux. »