«Quelque chose de semblable, mais que nul ne peut égaler.» (1)
Il naquit en l’an quatre cent quarante-six (2). Il étudia le hadith, se consacra à la langue et à la grammaire, composa dans tous ces domaines, surpassa les gens de son époque et éclipsa ses pairs (3). Il s’établit à Bagdad et exerça l’art de la rédaction avec les secrétaires à la porte du calife ; il n’était pas de ceux dont on pouvait nier la vivacité d’esprit ou troubler la réflexion.
Ibn al-Jawzî a dit (4) : «Il écouta le hadith, étudia la littérature (5) et la langue, et surpassa les gens de son temps par son intelligence, sa perspicacité, son éloquence et la qualité de son expression. Il composa (6) les Maqâmât célèbres, dont l’examen révèle la valeur de celui qui les a élaborées (7).» Il mourut cette année-là à Bassora.
Il a également été dit qu’Abû Zayd et al-Hârith ibn Hammâm (8) n’ont jamais existé, et que ces Maqâmât n’étaient qu’une forme d’exemples ou de paraboles. D’aucuns disent cependant qu’Abû Zayd al-Mutahhar (9) ibn Salâm as-Sarûjî a bel et bien existé, qu’il était un homme vertueux, possédant un savoir et une connaissance remarquables de la langue. Dieu est le plus Savant.
Le qâdî Ibn Khallikân rapporta qu’Abû Zayd se nommait al-Mutahhar ibn Salâm (10), qu’il était originaire de Bassora, qu’il excellait en grammaire et en langue, et qu’il étudiait auprès d’al-Harîrî à Bassora (11). Quant à al-Hârith ibn Hammâm, il fut autonome et autosuffisant, conformément à ce que l’on trouve dans le hadith : «Vous êtes tous Hârith et vous êtes tous Hammâm.» (12)