Quant à Dubays, il s’enfuit seul et se rendit d’abord chez Ghaziyya (1), puis auprès des Muntafiq, qu’il accompagna (2) jusqu’à Bassora. Il y entra, la pilla (3) et tua son émir. Puis, il craignit al-Bursuqî, quitta la ville et se dirigea vers le désert. Il rejoignit ensuite les Francs et assista avec eux au siège d’Alep (4). Par la suite, il se sépara d’eux et rejoignit le roi Tughrul, frère du sultan Mahmoud.
La même année, le sultan Husâm al-Dîn Tamurtâsh (5), fils d’Ilghâzî ibn Artuq, s’empara de la forteresse de Mardin après la mort de son père, tandis que son frère Sulaymân prit possession de Mayyâfâriqîn.
Cette année vit également la découverte d’une mine de cuivre dans la région de Diyâr Bakr, près de la citadelle de Dhû al-Qarnayn.
Pendant cette même période, un groupe de prédicateurs arriva à Bagdad pour y prêcher, et ils obtinrent une pleine adhésion du peuple.
Cette année-là, le pèlerinage fut dirigé par Nazâr al-Khâdim.
Parmi les notables décédés durant cette année se trouve ‘Abd Allâh ibn Ahmad ibn ‘Umar ibn Abî al-Ash‘ath, Abû Muhammad al-Samarqandî (6), frère d’Abû al-Qâsim. Abû Muhammad était (7) l’un des grands maîtres (8) du hadith : on rapporte qu’il possédait des traditions que n’avait pas Abû Zur‘a al-Râzî (9). Il fut par ailleurs le compagnon d’al-Khatîb pendant un certain temps, puis il réunit, compila et composa des ouvrages, voyageant (11) à travers les contrées. Il mourut le lundi douzième de Rabî‘ al-Awwal [de cette année] (12), à l’âge de quatre-vingts ans (13).
Sont également décédés, parmi eux, ‘Alî ibn Ahmad, Abû Tâlib al-Sumayramî (14), dont le nom dérive d’un village d’Ispahan.