Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le juge Ibn Khallikân rapporte : « Il laissa (le défunt) de l’or frappé, six cents mille mille (600 millions) de dinars, et de dirhams deux cent cinquante irdabb, soixante-dix mille tuniques de brocart Atlas, trente chargements de coffrets remplis d’or irakien, ainsi qu’un encrier en or serti de pierres précieuses valant douze mille dinars. Il laissa aussi cent clous en or, pesant chacun cent mithqals, répartis dans dix salons où il avait l’habitude de s’asseoir, sur chacun de ces clous un tissu attaché d’or, chaque tissu ayant la couleur d’un de ses vêtements, et cinq cents coffres de vêtements pour son usage personnel.

Il laissa également des serviteurs, des chevaux, des mules, des embarcations, du musc, des parfums et des bijoux en quantités que Dieu Seul connaît. Quant aux bœufs, buffles et moutons qu’il possédait, mieux valait ne pas en énumérer le nombre tant il était considérable, et la ferme de la traite de leur lait rapportait, chaque année, trente mille dinars. Il laissa enfin deux grands coffres remplis d’aiguilles d’or destinées aux femmes.

• ‘Abd ar-Razzâq ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Alî ibn Isḥâq aṭ-Ṭûsî, neveu de Niẓâm al-Mulk : il étudia le fiqh auprès de l’Imâm al-Ḥaramayn, dispensa des fatwas, enseigna, disputa des débats et exerça la fonction de vizir auprès du roi Sanjar. Il décéda au cours de cette même année.

• Khâtûn as-Safriyya, concubine du sultan Malikshâh : elle est la mère des deux sultans Muḥammad et Sanjar. Elle se distinguait par la grande aumône et la bienfaisance envers les gens, faisant partir chaque année une caravane d’assistance accompagnant les pèlerins. Pieuse et empreinte de bien, elle ne cessa d’enquêter sur le lieu où se trouvait sa mère et, une fois qu’elle l’eut découvert, elle dépensa de fortes sommes afin de la faire venir, ainsi que ses proches. Lorsqu’elle les rejoignit, quarante ans s’étaient écoulés depuis leur dernière rencontre. Khâtûn voulut éprouver la présence d’esprit de sa mère et s’assit parmi ses servantes, mais lorsque sa mère entendit sa voix, elle la reconnut aussitôt, se leva vers elle, l’enlaça et toutes deux pleurèrent. Ensuite, sa mère embrassa l’islam par son intermédiaire. Que Dieu la récompense grandement et lui fasse miséricorde. Par ailleurs, elle fut la seule femme à avoir donné naissance à deux rois musulmans – en l’occurrence dans la dynastie turque et persane – fait rarissime à cette époque. Parmi les très rares exemples similaires figure Walâda bint al-‘Abbâs, qui enfanta du calife ‘Abd al-Malik son fils al-Walîd. »

(1) Wafayāt al-Aʿyān, vol. 2, p. 451. (2) Ibn Khallakān a rapporté cela du livre « al-Dawāl al-Munqaṭiʿa » d’Ibn Ẓāfir al-Azdī, et il a commenté : « C’est ce qu’a dit ce narrateur, six cent mille mille dinars, et la garantie en est à lui » (Tārīkh al-Islām, vol. 11, p. 238) (Bashār). (3) A, B : ʾUrdub, une ancienne mesure volumique importante en Égypte (al-Qāmūs). (4) A : chacune. (5) B, Ṭ : il l’a mentionné. (6) Ṭ : année de son décès. (7) Sa notice se trouve dans al-Muntaẓam (vol. 9, p. 229), Ibn al-ʿAthīr (vol. 8, p. 304) et Tārīkh al-Islām (vol. 11, p. 240). (8) Sa notice se trouve dans al-Muntaẓam (vol. 9, pp. 228-229) et Ibn al-ʿAthīr (vol. 8, p. 304). (9) Selon Ṭ uniquement. (10) Ṭ : elle a. (11) Dans Ṭ avant elle : et c’est.
قال القاضي ابن خلكان (١) : ترك الأفضل من الذهب العين ستمئة ألف ألف دينار مكررة (٢) ، ومن الدراهم مئتين وخمسين إردبًّا (٣) ، وسبعين ألف ثوب ديباج أطلس، وثلاثين راحلة أحقاق ذهب عراقي، ودواة ذهب فيها جوهر باثني عشر ألف دينار، ومئة مسمار ذهب، زنة كل مسمار (٤) مئة مثقال، في عشرة مجالس كان يجلس فيها، على كل مسمار منديل مشدود بذهب، كل منديل على لون من الألوان من ملابسه، وخمسمئة صندوق كسوة للبس بدنه. قال: وخلَّف من الرقيق والخيل والبغال والمراكب والمسك والطيب والحلى ما لا يعلم قدره إلا الله – Exalté soit-Il – . وخفف من البقر والجواميس والغنم ما يُستحيى من ذِكر عدِّه (٥) ، وبلغ ضمان ألبانها في السنة (٦) ثلاثين ألف دينار. وترك صندوقين كبيرين فيهما إبر ذهب برسم النساء. عبد الرزاق بن عبد الله بن علي بن إسحاق الطوسي (٧) ، ابن أخي نظام الملك: تفقّه بإمام الحرمين، وأفتى ودرّس وناظر، ووزَر للملك سَنْجَر، وتوفي في هذه السنة. خاتون السّفرية (٨) ، حظيّة السلطان ملكشاه: وهي أم السلطانين محمد وسَنْجر. وكانت كثيرة الصدقة والإحسان إلى الناس، لها في كل سنة سبيل يخرج مع الحجاج، وفيها دين وخير، ولم تزل تبحث حتى عرفت مكان أمها وأهلها، فبعثت الأموال الجزيلة حتى استحضرتهم، ولما قدمت عليها أمّها كان لها عنها أربعين سنة لم ترها، فأحبت أن تستعلم فهمها، فجلست بِن جواريها، فلما سمعت أمّها كلامها عرفتها، ففامت إليها، فاعتنقتا وبكتا، ثم أسلمت أُمها على يديها، جزاها الله خيرًا، وأحسن إليها، وقد تفرّدت بولادة ملكين [من ملوك] (٩) المسلمين، في دولة الأتراك والعجم، ولا يعرف لهذا (١٠) نظير في ذلك إلا اليسير؛ من ذلك ولّادة (١١) بنت العباس، وَلَدت لعبد الملك الوليدَ
(١) وفيات الأعيان (٢/ ٤٥١). (٢) نقل ابن خلكان ذلك من كتاب "الدول المنقطعة" لابن ظافر الأزدي وعقب على ذلك: "كذا قال هذا الناقل ست مئة ألف ألف دينار، والعهدة عليه" (تاريخ الإسلام ١١/ ٢٣٨) (بشار). (٣) آ، ب: أردب وهو مكيال ضخم بمصر (القاموس). (٤) آ: كل واحدة. (٥) ب، ط: ذكره. (٦) ط: سنة وفاته. (٧) ترجمته في المنتظم (٩/ ٢٢٩) وابن الأثير (٨/ ٣٠٤) وتاريخ الإسلام (١١/ ٢٤٠). (٨) ترجمتها في المنتظم (٩/ ٢٢٨ - ٢٢٩) وابن الأثير (٨/ ٣٠٤). (٩) عن ط وحدها. (١٠) ط: لها. (١١) قبلها في ط: وهي.

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