Au début de sa quête, il répétait la question quatre cents fois. [Quant à son décès] (1), il survint au mois de Chaʿbân de cette même année.
Al-Ḥusayn ibn Muḥammad ibn ʿAlī ibn al-Ḥasan (2) ibn Muḥammad ibn ʿAbd al-Wahhāb al-Zaynabī (3) :
Il récitait le Coran, écoutait les ḥadiths et étudia la jurisprudence auprès d’Abū ʿAbd Allāh ibn al-Dāmghānī, si bien qu’il excella. Il émit des fatwas, enseigna au sanctuaire d’Abū Ḥanīfa, veilla sur les fondations pieuses (awqāf) qui y étaient attachées, et la direction de l’école d’Abū Ḥanīfa finit par lui incomber. On le surnomma « Nūr al-Hudā » et il partit en mission (ar-rasīla) auprès des rois. Il exerça la fonction de naqīb [des Ṭālibīyīn et des ʿAbbāsīyīn], puis, après quelques mois, il demanda à être relevé de ses fonctions. Son frère Ṭirād fut alors nommé naqīb (4) des ʿAbbāsīyīn. Son décès eut lieu le lundi 11 Ṣafar ; il était alors âgé de quatre-vingt-douze ans. Son fils Abū al-Qāsim ʿAlī dirigea la prière funéraire, à laquelle assistèrent (5) les notables et les savants. Il fut inhumé près de la tombe d’Abū Ḥanīfa, sous la coupole—qu’Allāh lui accorde Sa miséricorde.
Yūsuf ibn Aḥmad (6), Abū Ṭāhir, plus connu sous le nom d’Ibn al-Kharazī (7), fut responsable du trésor (ṣāḥib al-makhzan) à l’époque du calife al-Mustaẓhir. Il ne rendait pas à al-MustaRshid, alors héritier présomptif, l’hommage dû à son rang. Lorsque ce dernier accéda au califat, il le soumit à une amende de cent mille dinars. Par la suite, un de ses serviteurs (8) indiqua une maison où l’on découvrit quatre cent mille dinars, que le calife s’appropria. Yūsuf mourut peu de temps après, la même année.
Abū al-Faḍl ibn al-Khāzin (9) : c’était un homme de lettres raffiné et un poète éminent. Parmi ses vers (10), on trouve ce qui suit (11) :
« Je me rendis à sa demeure, et jamais portier
ne m’accueillit sans un visage souriant.
La joie qui éclaire le visage du serviteur
est le fruit de l’éclat du visage de son maître (12).
J’entrai dans son jardin, et je visitai son enfer :
je louai Ridwān et la bienveillance de Mālik. »