Il lui fit preuve de bienveillance et l’apaisa. La durée de son absence de Bagdad fut de onze mois. Le califat revint alors sans opposition au calife al-Mustarshid.
Durant cette année, une grande cherté frappa Bagdad, les pluies cessèrent, et les vivres disparurent. De plus, l’affaire des ‘ayyārīn (bandits) à Bagdad s’aggrava ; ils pillaient les maisons au grand jour, et la police ne put rien faire pour y remédier ni s’y opposer.
Au cours de cette même année, c’est Naẓar al-Khādim qui conduisit les pèlerins au ḥajj.
Parmi les notables décédés cette année se trouvait l’imam le calife al-Mustaẓhir bi-Llāh (Abū l-ʿAbbās Aḥmad), comme il a été mentionné précédemment. Ensuite, mourut sa grand-mère, la mère de son père al-Muqtaḍī bi-Amr Allāh, nommée Urjuwān l’Arménienne, également surnommée Qurrat al-ʿAyn. Elle pratiquait abondamment la charité, donnait beaucoup d’aumônes et était renommée pour sa bienfaisance. Elle accomplit le pèlerinage à trois reprises, vécut sous le califat de son fils al-Muqtaḍī bi-Amr Allāh, puis sous celui de son fils al-Mustaẓhir et enfin sous celui de son petit-fils al-Mustarshid, dont elle vit également un enfant. Elle mourut au cours de cette même année, qu’Allah lui fasse miséricorde.
Enfin, parmi les disparus se trouvait Bakr ibn Muḥammad ibn ʿAlī ibn al-Faḍl Abū l-Faḍl al-Anṣārī : il transmit le ḥadīth et était réputé pour sa parfaite maîtrise de l’école juridique d’Abū Ḥanīfa. Il avait étudié auprès de ʿAbd al-ʿAzīz ibn Aḥmad al-Ḥalwāʾī, et donnait ses leçons sur n’importe quel sujet qu’on lui demandait sans avoir besoin de consulter ni réviser ses notes. Il lui arrivait même