Son décès eut lieu le vendredi 13 Jumâdâ al-Âkhirah de l’an 506 (H), et j’assistai à ses funérailles alors que j’étais enfant dans la mosquée (1).
Al-Muʿammar [fils de ʿAlî] (2) ibn al-Muʿammar, Abû Saʿd ibn Abî ʿAmâmah (3) le prédicateur (4) :
Il était un orateur éloquent, d’une grande finesse d’expression, spirituel, raffiné et intelligent. Il avait de belles formules dans ses sermons et laissa des épîtres très appréciées. Il mourut au mois de Rabîʿ al-Awwal [de cette année] (5), et fut inhumé à Bâb Harb (6).
Abû ʿAlî al-Maghribî (7) :
C’était un homme ascétique et pieux, qui parfois ne subsistait qu’avec le plus strict minimum. Puis il entreprit de se consacrer à l’étude de l’alchimie et fut conduit au palais du calife ; on ne reçut plus aucune nouvelle de lui par la suite.
Nuzha, la mère du père du calife al-Mustaẓhir billâh (9) :
Elle était de teint noir, réservée et d’une noblesse de caractère. Elle s’éteignit le vendredi, deuxième jour de Shawwâl de cette même année (10).
(1) Cette notice biographique est absente de la source (A).
(2) Ce qui se trouve entre les deux parenthèses est nécessaire, et on le trouve dans les sources de sa biographie (Bashar).
(3) Dans (A) : Abû Saʿîd ibn Abî ʿInâyah, ce qui est une erreur orthographique. Je dis : dans l’édition imprimée : Abû Saʿd ibn Abî ʿAmmâr. (Note de l’éditeur).
(4) Sa biographie se trouve dans al-Muntaẓam (9/173), Ibn al-Athîr (8/265), Târîkh al-Islâm (11/83), al-ʿIbar (4/11), au bas des Ṭabaqât al-Ḥanâbilah (1/107-110) et dans al-Manhaj al-Aḥmad (2/224).
(5) L’expression située entre les parenthèses dans l’édition imprimée est « minhâ ».
(6) Bâb Ḥarb est l’un des cimetières de Bagdad, près du quartier al-Ḥarbiyyah. Y furent enterrés de grands savants tels que Aḥmad ibn Ḥanbal, al-Khaṭīb al-Baghdādî et d’autres. (Voir Muʿjam al-Buldân, sous les entrées Bâb Ḥarb et al-Ḥarbiyyah).
(7) Sa biographie se trouve dans al-Muntaẓam (9/171) et al-Kâmil d’Ibn al-Athîr (8/265).
(8) Le terme n’apparaît pas dans (B) et l’édition imprimée.
(9) Ensuite, dans (A) et (B) : al-Muttaqî li-Amr Allâh.
(10) Après cela, dans l’édition imprimée et certaines copies issues manifestement d’un même original, apparaît la biographie d’Abû Saʿîd ʿAbd al-Karîm ibn Muḥammad al-Samʿânî, auteur de al-Ansâb et autres, ce qui n’a pas sa place ici. En effet, Abû Saʿd est décédé en 562 [AH], certains le mentionnant en 563 ; l’auteur compte la traduire ailleurs. Il est évident pour toute personne sensée que cette biographie a été insérée ici par des copistes, car un érudit tel qu’Ibn Kathîr n’aurait pas ignoré cela, et s’il avait cru en sa mort à cet endroit, il ne l’aurait pas traduite ailleurs. Par ailleurs, Ibn Kathîr organise généralement ses notices selon l’ordre alphabétique au sein d’une même année hégirienne. Il a clôturé l’année par la notice de Nuzhat Umm Walad al-Khalîfa, comme on le voit. De plus, cette année correspond à la naissance d’Abû Saʿd al-Samʿânî et non à sa mort. C’est pourquoi nous avons omis cette biographie à cet endroit (Bashar).