Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ibn al-Jawzî déclara : « Puis, l’un des vizirs l’obligea à se rendre à Nishapour, où il enseigna à la Nizâmiyya. Il retourna ensuite dans sa ville natale de Tûs, y demeura, y fonda un ribât et y fit construire une belle demeure, agrémentée d’un jardin élégant. Il se consacra alors à la récitation du Coran et à la mémorisation des hadiths authentiques.

Son décès eut lieu un lundi, le quatorzième jour de Jumâdâ al-Âkhira de cette même année, et il fut inhumé à Tûs, qu’Allah lui fasse miséricorde. L’un de ses compagnons, profitant de ses derniers instants, lui demanda conseil : « Donne-moi un conseil ! » Il répondit : « Attache-toi à la sincérité ! » Il ne cessa de répéter cette exhortation jusqu’à sa mort, qu’Allah lui accorde Sa miséricorde.

[Puis vint l’année 506.]

• Au cours de Jumâdâ al-Âkhira, Ibn al-Tabarî s’assit pour enseigner à la Nizâmiyya, tandis qu’al-Shâshî en fut destitué.

• Durant cette même année, entra dans Bagdad le pieux shaykh Yûsuf ibn Ayyûb, l’un des dévots qui exhorta la population et bénéficia d’une entière approbation. Il était juriste shaféite et avait étudié auprès du shaykh Abû Ishâq al-Shîrâzî ; il se voua ensuite à l’adoration et à l’ascèse, menant une vie spirituellement exemplaire.

Un jour, un homme nommé Ibn al-Saqqâ’ le contesta sur une question. Le shaykh lui dit : « Tais-toi, car je perçois dans tes propos un relent de mécréance ; il se peut que tu ne meures pas dans la religion de l’islam. » Plus tard, Ibn al-Saqqâ’ se rendit dans le pays des Byzantins pour une affaire et s’y convertit au christianisme. Nous sommes à Dieu et c’est à Lui que nous retournons. Dieu nous suffit, Il est le Meilleur garant, et c’est en Lui que nous plaçons notre confiance.

(1) Al-Muntaẓim (vol. 9, p. 169). (2) Dans Al-Muntaẓim (vol. 9, p. 170) : un de ses compagnons lui demanda peu avant sa mort : « Recommande-moi ». (3) Ensuite, dans Ṭ : « minhā ». (4) Il s’agit d’Abû Bakr al-Shāshī, dont le décès figure en l’an 507 dans ce volume. (5) Sa notice biographique apparaîtra dans les décès de l’an 535 dans ce volume. (6) Dans B : « al-‘ām ». (7) Le terme n’apparaît pas dans Ṭ. (8) Sa notice a été mentionnée précédemment dans les décès de l’an 471. (9) Dans Ṭ : « jārahū rajulun marratan ». (10) Dans Ṭ : « baʿda ḥīn ». (11) Dans Ṭ : « hunāka ».
قال ابن الجوزي (١) : ثم ألزمه بعض الوزراء بالخروج إلى نيسابور، فدرّس بنظاميتها، ثم عاد إلى بلده طوس، فأقام بها، وابتنى بها رباطًا، واتخذ دارًا حسنة، وغرس فيها بستانًا أنيقًا. وأقبل على تلاوة القرآن وحفظ الأحاديث الصحاح. وكانت وفاته في يوم الاثنين الرابع عشر من جمادى الآخرة من هذه السنة، ودفن بطوس رحمه الله تعالى. وقد كان سأله بعض أصحابه، وهو في السياق (٢) ، فقال: أوصني!! فقال: عليك بالإخلاص. ولم يزل يكررها حتى مات، (رحمه الله) . [ثم دخلت سنة ست وخمسمئة] * في جماى الآخرة (٣) جلس ابن الطبري مدرّسًا بالنظامية، وعزل عنها الشاشي (٤) . * وفيها: دخل الشيخ الصالح أحد العُبَّاد يوسف بن أيوب (٥) إلى بغداد، فوعظ الناس، وكان له القبول التام (٦) ، وكان فقيهًا (٧) شافعيًا، تفقّه بالشيخ أبي إسحاق الشيرازي (٨) ، ثم اشتغل بالعبادة والزهادة، وكانت له أحوال صالحة. ماراه مرةً رجلٌ (٩) يقال له: ابنُ السَّقّاء في مسألة. فقال له: اسكت، فإني أجد في كلامك رائحة الكفر، ولعلك أن تموت على غير دين الإسلام، فاتفق بعد مدة (١٠) أن خرج ابنُ السَّقَّاء إلى بلاد الروم في حاجة، فتنصّر هنالك (١١) . فإنا لله وإنا إليه راجعون، وحسبنا الله ونعم الوكيل، على اللّه توكلنا.
(١) المنتظم (٩/ ١٦٩). (٢) في المنتظم (٩/ ١٧٠): وسأله قبيل الموت بعض أصحابه: أوصني. (٣) بعدها في ط: منها. (٤) هو أبو بكر الشاشي من وفيات سنة ٥٠٧ في هذا الجزء. (٥) سترد ترجمته في وفيات سنة ٥٣٥ من هذا الجزء. (٦) في ب: العام. (٧) ليست اللفظة في ط. (٨) تقدمت ترجمته مع وفيات سنة ٤٧١. (٩) في ط: جاراه رجل مرة. (١٠) في ط: بعد حين. (١١) في ط: هناك.

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