Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Makhoul et Al-Awzâ‘î ont déclaré : « C’est un jugement solidement établi jusqu’à ce jour, à savoir qu’il est permis de retarder la prière en cas de bataille intense, comme nous l’avons expliqué dans la sourate An-Nisâ’ à propos de la prière de la peur. »

D’autres ont dit : « Le fait que le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) ait retardé la prière d’al-‘Asr le jour du Fossé relevait d’un oubli involontaire. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre l’agissement de Salomon (que la paix soit sur lui). Dieu est plus savant. »

Quant à ceux qui avancent que le pronom dans Sa parole : « … jusqu’à ce qu’elle disparût dans le voile [de l’horizon] » (Coran 38 : 32) fait référence aux chevaux, et qu’il n’a pas manqué le temps de la prière, et que ce que signifient les mots : « Ramenez-les-moi ! » puis « Il se mit à leur frotter les pattes et les cous » désigne le fait d’essuyer la sueur de leurs jarrets et de leurs cous : tel est l’avis que privilégie Ibn Jarîr, et Al-Wâlabî le rapporte d’après Ibn ‘Abbâs au sujet de l’essuyage de la sueur.

Ibn Jarîr a motivé cette interprétation en expliquant qu’il n’eût pas convenu de faire souffrir l’animal en lui coupant les jarrets et de détruire ainsi un bien sans raison ni faute de sa part (1). Toutefois, cette explication fait débat, car il se peut que cela ait été permis dans leur législation. Et certains de nos savants ont émis l’avis que si les musulmans craignent que les mécréants ne s’emparent d’animaux, tels que des moutons ou autres, il leur est permis de les abattre ou de les détruire afin de ne pas en faire profiter l’ennemi. C’est ainsi (2) que l’on explique l’acte de Ja‘far ibn Abî Tâlib lorsqu’il abattit sa monture le jour de Mu’ta (3).

Il a également été dit que c’était un très grand nombre de chevaux : on a parlé de dix mille, d’autres ont avancé vingt mille, et certains ont même mentionné la présence de vingt chevaux ailés.

Abû Dâwud rapporte dans ses « Sunan » : « Muhammad ibn ‘Awf nous a transmis ; Sa‘îd ibn Abî Maryam nous a transmis ; Yahyâ ibn Ayyûb nous a informés ; ‘Umâra ibn Ghaziyya m’a relaté que Muhammad ibn Ibrâhîm l’avait informé d’après Abû Salama ibn ‘Abd Ar-Rahmân, d’après ‘Â’isha, qui a dit : “Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) revint de la bataille de Tabûk ou de Khaybar. Dans un réduit (4) se trouvait un rideau. Le vent souffla et souleva une partie du rideau, révélant derrière lui les poupées de ‘Â’isha. Il s’exclama : ‘Qu’est-ce donc, ô ‘Â’isha ?’ Je répondis : ‘Ce sont mes filles (poupées).’ Il remarqua parmi elles un cheval avec deux ailes en étoffe et demanda : ‘Qu’est-ce que je vois au milieu d’elles ?’ Je dis : ‘Un cheval.’ Il demanda : ‘Et qu’y a-t-il sur son dos ?’ Je répondis : ‘Deux ailes.’ Il dit : ‘Un cheval qui aurait deux ailes ?’ Je répliquai : ‘N’as-tu pas entendu dire que Salomon possédait des chevaux ailés ?’ Elle ajouta : Le Prophète se mit à rire au point de découvrir ses molaires (que Dieu le bénisse et le salue).” (5)”

Certains savants ont dit : « Lorsqu’il renonça à ces chevaux pour Dieu, Celui-ci le gratifia de ce qui était meilleur qu’eux : le vent, dont la course matinale couvrait la distance d’un mois et le retour la distance d’un mois, comme on l’expliquera plus loin. »

(1) Tafsîr al-Ṭabarî (23/100). (2) Dans la lecture d'Alif : « afin qu’ils ne s’en détournent pas », etc. ; dans la lecture de Ṭâ : « afin qu’ils ne s’appuient pas dessus », etc. ; nous avons retenu ce qui est dans la lecture de Bā. (3) Rapport sur la bataille de Moutah, et la selle (ʿIrqaba) de Jaʿfar ibn Abî Ṭâlib, dans les Maghâzî (2/755) et suivants. (4) As-Sahwa : une petite pièce légèrement en pente par rapport au sol, ressemblant à une alcôve ou une garde-robe. On a dit aussi : c’est comme une sorte de véranda (ṣuffa) située devant la maison. On a également dit : semblable à une étagère ou un compartiment où l’on place des objets. Al-Nihâya (2/430). (5) Rapporté par Abû Dâwûd : n° 4931, dans « Al-Adab », chapitre 62 sur le jeu des jeunes filles.
وقال مكحول والأوزاعي: بل هو حُكم مُحْكَم إلى اليوم؛ أنه يجوز تأخيرها بعذر القتال الشديد، كما ذكرنا تقرير ذلك في سورة النساء عند صلاة الخوف. وقال آخرون: بل كان تأخير النبي ﷺ صلاة العصر يوم الخندق سهواً نسيانا، وعلى هذا فَيُحمَل فعلُ سليمان (عليه السلام) على هذا. واللّه أعلم. وأما من قال: الضمير في قوله: ﴿حَتَّى تَوَارَتْ بِالْحِجَابِ﴾ عائد على الخيل، وأنه لم يفته وقت صلاة، وأن المراد بقوله: ﴿رُدُّوهَا عَلَيَّ فَطَفِقَ مَسْحًا بِالسُّوقِ وَالْأَعْنَاقِ﴾ يعني مسح العرق عن عراقيبها وأعناقها، فهذا القول اختاره ابن جرير، ورواه الوالبي عن ابن عباس في مسح العرق. ووجَّه هذا القول ابنُ جرير بأنه ما كان لِيعذَّبَ الحيوانَ بالعرقبة، ويهلك مالًا بلا سبب ولا ذنب لها (١) . وهذا الذي قاله فيه نظر، لأنه قد يكون هذا سائغاً في ملّتهم. وقد ذهب بعض علمائنا إلى أنه إذا خاف المسلمون أن يظفر الكفار على شيء من الحيوانات من أغنام ونحوها جاز ذبحُها وإهلاكها لئلا يتقوَّوا بها عليهم، وعليه (٢) حُمل صنيع جعفر بن أبي طالب يومَ عَقَر فرسه بمؤته (٣) . وقد قيل: إنها كانت خيلاً عظيمة. قيل: كانت عشرة آلاف فرس. وقيل: عشرين ألفَ فرس. وقيل: كان فيها عشرون فرساً من ذوات الأجنحة. وقد روى أبو داود في " سننه " : حدّثنا محمد بن عوف، حدّثنا سعيد بن أبي مريم، أخبرنا يحيى بن أيوب، حدّثني عُمارة بن غَزيَّة أن محمد بن إبراهيم حدّثه عن أبي سلمة بن عبد الرحمن، عن عائشة قالت: قدم رسول الله ﷺ من غزوة تبوك أو خيبر، وفي سَهْوَتها (٤) سِتْر، فهبَّت الريح فكشفت ناحية الستر عن بناتٍ لعائشة لُعَب، فقال: " ما هذا يا عائشةُ " فقالت: بناتي. ورأى بينهن فرساً له جناحان من رقاع فقال: " ما هذا الذي أرى وسْطَهنَّ " ؟ قالت: فرس. قال: " وما الذي عليه هذا" ؟ قالت: جناحان. قال: " فرسٌ له جناحان " ؟ قالت: أما سمعت أن لسليمان خيلاً لها أجنحة؟ قالت: فضحك حتى رأيت نواجذه ﷺ (٥) . وقال بعض العلماء: لما ترك الخيلَ للّه عوَّضَه اللّهُ عنها بما هو خير له منها، وهو الريح التي كانت غُدُوُّها شهرٌ ورَواحها شهر، كما سيأتي الكلام عليها.
(١) تفسير الطبري (٢٣/ ١٠٠). (٢) في أ: لئلا ينفروا بها، وعليه … وفي ط: لئلا يتقووا بها، وعليه .. وأثبتنا ما في ب. (٣) خبر غزوة مؤتة، وعرقبة جعفر بن أبي طالب فرسه، في المغازي (٢/ ٧٥٥)، وما بعدها. (٤) السهوة: بيت صغير منحدر في الأرض قليلاً، شبيه بالمخدع والخزانة. وقيل: هو كالصُّفَّة تكون بين يدي البيت. وقيل: شبيه بالرف أو الطاق يوضع فيه الشيء. النهاية (٢/ ٤٣٠). (٥) أخرجه أبو داود: رقم (٤٩٣١)، في الأدب: باب (٦٢) في اللعب بالبنات.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies