« Ô Seigneur, c’est ici ! » Il est rapporté qu’il accomplit le pèlerinage cette année-là : il se tint à ʿArafāt en état d’iḥrām, puis il décéda à la fin de cette même journée. On le lava, on l’enveloppa de son linceul, puis on tourna autour de la Kaʿba avec sa dépouille (1). Il fut ensuite enterré aux côtés d’al-Fuḍayl ibn ʿIyāḍ, au même endroit qu’il traçait jadis avec son bâton.
La nouvelle de sa mort parvint aux habitants de Bagdad, qui se réunirent pour célébrer la prière funéraire à distance (ṣalāt al-ghāʾib). S’il était mort au milieu d’eux, ils n’auraient pu se rassembler en plus grand nombre (2). Qu’Allah lui fasse miséricorde.
ʿUmar ibn ʿAbd al-Karīm (3) ibn Saʿdawayh, Abū al-Fityān ad-Dihistānī (4) : il voyagea pour étudier le ḥadīth aux quatre coins du monde. Il procéda à des compilations, fit des sélections et possédait une réelle compréhension de ce domaine (5). Il était digne de confiance. Abū Ḥāmid al-Ghazālī (6) avait contrôlé auprès de lui l’authenticité des deux Ṣaḥīḥ (7). Il rendit l’âme cette année-là à Sarakhṣ (8).
Muḥammad (9), aussi connu sous le nom d’Akhī Ḥammād (10), figure parmi (11) les grands hommes pieux. Il souffrait d’une maladie chronique avant de voir le Prophète (ﷺ) [en rêve] (12), et fut alors guéri. Il resta quarante ans dans une même mosquée, n’en sortant que pour la prière du vendredi, et s’isola de toute fréquentation. Il mourut cette année-là, et on l’inhuma dans une zawiya près du sanctuaire (13) d’Abū Ḥanīfa.