[Parmi les personnalités marquantes décédées cette année-là]
– Aḥmad b. Muḥammad b. ʿAbd al-Wāḥid b. al-Ṣabbāʿ (1), Abū Manṣūr.
Il écouta le ḥadith et étudia la jurisprudence auprès d’Abū al-Ṭayyib al-Ṭabarī, puis auprès de son cousin Abū Naṣr al-Ṣabbāgh. Juriste éminent et vertueux, il multipliait les prières, jeûnait continuellement. Il exerça la fonction de qāḍī dans le quartier d’al-Karkh et celle de muḥtasib sur la rive occidentale. Qu’Allah Très-Haut lui fasse miséricorde.
– ʿAbd Allāh b. al-Ḥasan b. Abī Manṣūr (2), Abū Muḥammad al-Ṭabasī.
Les savants se rendaient auprès de lui ; il recueillit, rassembla et composa des ouvrages. Il comptait parmi les ḥuffâẓ les plus prolifiques : homme digne de confiance, véridique, connaisseur du ḥadith, pieux et d’un excellent caractère. Qu’Allah lui accorde Sa miséricorde.
– ʿAbd al-Raḥmān b. Aḥmad b. Muḥammad (3), Abū Muḥammad al-Zāz (4) al-Sarakhsī.
Il s’établit à Marw, y transmit le ḥadith, y tint des séances de dictée, et les savants faisaient le voyage pour l’entendre. Gardien attentif de l’école shâfiʿite, dévot et scrupuleux, qu’Allah lui fasse miséricorde.
– ʿUzayzī b. ʿAbd al-Malik b. Manṣūr (5), Abū al-Maʿālī al-Jīlī, le juge, surnommé « Shaydhala » (6).
Il était shâfiʿite dans les branches, ashʿarite dans les fondements. Juge à Bāb al-Azj, il nourrissait une vive animosité envers les hanbalites de ce quartier. Un jour, entendant un homme appeler son âne perdu, il déclara : « Qu’il entre à Bāb al-Azj et saisisse par la main qui bon lui semblera. » Il dit encore un jour au naqīb Ṭirād al-Zaynabī : « Si quelqu’un jurait de ne voir aucun être humain et qu’il rencontrât les habitants de Bāb al-Azj, son serment ne serait pas enfreint. » Le sharîf lui rétorqua : « Qui fréquente un peuple durant quarante jours devient des leurs ; c’est pourquoi, lorsqu’il mourut, ils se réjouirent. »