Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) raconte : « Un prophète parmi les prophètes sortit un jour avec son peuple pour implorer la pluie auprès de Dieu. Lorsqu’ils furent dehors, ils aperçurent une fourmi qui levait l’une de ses pattes vers le ciel. Le prophète dit alors : “Retournez, car vous avez été exaucés grâce à cette fourmi.” » (1)
As-Suddî rapporte : « À l’époque de Sulaymân (que la paix soit sur lui), les gens furent frappés de sécheresse. Il leur ordonna de sortir pour demander la pluie. Ils virent alors une fourmi, debout sur ses pattes, les “mains” tendues, qui disait : “Ô Allah, nous sommes une créature parmi Tes créatures et nous ne pouvons nous passer de Ta grâce.” C’est alors que Dieu leur envoya la pluie. »
Dieu – Exalté soit-Il – dit :
« (20) Et [Sulaymân] inspecta les oiseaux et dit : “Pourquoi ne vois-je pas la huppe ? Serait-elle absente ? (21) Je la châtierai sans nul doute d’un châtiment sévère, ou bien je l’égorgerai, à moins qu’elle ne m’apporte une preuve éclatante.” (22) Elle ne tarda pas [à revenir] et dit : “J’ai appris ce que tu n’as pas appris ; je viens à toi de Saba’ avec une information sûre (23). J’y ai trouvé une femme qui les gouverne ; elle possède toutes sortes de biens et elle a un trône magnifique (24). Je l’ai vue, elle et son peuple, se prosterner devant le soleil au lieu de Dieu ; le Diable leur a embelli leurs actions et les a détournés du droit chemin ; ils ne sont donc pas guidés (25). Ne se prosternent-ils pas devant Dieu qui fait sortir ce qui est caché dans les cieux et sur la terre, et qui sait ce que vous cachez et ce que vous divulguez ? (26) Dieu ! Pas de divinité en dehors de Lui, Seigneur du Trône immense.” (27) [Sulaymân] dit : “Nous allons voir si tu dis vrai ou si tu fais partie des menteurs ; (28) Pars avec cette lettre à eux, puis écarte-toi et observe ce qu’ils vont décider.” (29) Elle [la reine] dit : “Ô notables ! Il m’a été jeté un noble courrier (30). Il vient de Sulaymân et dit : ‘Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux (31). Ne vous montrez pas arrogants envers moi et venez à moi en toute soumission.’” (32) Elle dit : “Ô notables ! Conseillez-moi sur cette affaire. Je ne déciderai rien sans que vous ne soyez présents.” (33) Ils répondirent : “Nous sommes forts et redoutables au combat, mais la décision t’appartient ; vois donc ce que tu veux ordonner.” (34) Elle dit : “En vérité, lorsque les rois pénètrent dans une cité, ils la corrompent et traitent ses notables avec humiliation ; c’est ainsi qu’ils agissent. (35) Je vais donc leur envoyer un présent et verrai ce que les messagers rapporteront.” (36) Lorsque [l’émissaire] parvint auprès de Sulaymân, celui-ci dit : “Est-ce avec des richesses que vous cherchez à m’aider ? Ce que Dieu m’a donné est bien meilleur que ce qu’Il vous a accordé ; c’est plutôt vous qui, de votre présent, vous réjouissez. (37) Retourne donc vers eux ; nous viendrons à eux avec des armées qu’ils ne sauraient affronter, et nous les en expulserons humiliés, couverts d’opprobre.” » [Les Fourmis (an-Naml) : 20-37]
Dieu mentionne ici ce qui arriva à Sulaymân et à la huppe. Les oiseaux étaient répartis par espèces, et chaque espèce avait un chef chargé d’assurer les tâches qu’on lui confiait, se présentant en son tour devant Sulaymân, à la manière des armées devant un roi. Selon Ibn ‘Abbâs et d’autres, la mission particulière de la huppe consistait à repérer l’eau lorsqu’ils traversaient les déserts lors de leurs expéditions. Dieu lui avait conféré la capacité de détecter les nappes d’eau souterraines ; une fois l’emplacement indiqué, on creusait, on puisait l’eau et on l’utilisait selon les besoins.
Un jour, Sulaymân (que la paix soit sur lui) la rechercha, mais ne la trouva pas à son poste habituel. C’est alors qu’il dit : « Pourquoi ne vois-je pas la huppe ? Serait-elle absente ? (20) Je la châtierai d’un châtiment sévère » – formule dont les exégètes ont débattu la nature, le but étant de la menacer – « ou je l’égorgerai, à moins qu’elle ne m’apporte une preuve éclatante (21), c’est-à-dire un argument clair qui la disculpe. »
Dieu – Exalté soit-Il – dit : « (22) Elle ne tarda pas à revenir » ; autrement dit, la huppe ne fut absente qu’un court moment avant de regagner sa place.