(1) ʿAbd al-Wahhāb ibn Ḥamawiyya al-Dāmghānī, ḥanafite, Qâḍî al-Quḍât de Bagdad.
Il naquit en 398 de l’Hégire ; il étudia le fiqh dans sa ville, puis se rendit à Bagdad en 418, où il se forma auprès d’Abû ʿAbd Allâh al-Ṣaymarî et d’Abû al-Ḥasan al-Qudûrî. Il y entendit également les ḥadiths de ces deux maîtres, d’Ibn al-Naqûr, d’al-Khaṭîb et d’autres encore. Il excella dans la jurisprudence, doté d’une vaste intelligence et d’une humilité remarquable, si bien que la présidence des fuqahâ’ échut à sa personne. Il s’exprimait avec une parfaite éloquence. Au début de sa quête du savoir, il était pauvre, vêtu de haillons usés ; puis la présidence et la magistrature lui revinrent après Ibn Mâkûlâ, en 449. Le calife al-Qâʾim bi-Amr Allâh l’honorait et le sultan Ṭughrul-Beg le vénérait. Il exerça la judicature trente années durant, avec une conduite exemplaire, une grande probité et une profonde piété. Après quelques jours seulement de maladie, il rendit l’âme le 24 Rajab de cette année, ayant presque atteint quatre-vingts ans. Il fut d’abord inhumé dans sa demeure, à Darb al-Qalâʾîn (2), puis transféré au mausolée d’Abû Ḥanîfa – qu’Allâh lui fasse miséricorde.
(3) Muḥammad ibn ʿAlî ibn al-Muṭṭalib, Abû Saʿd al-Adîb.
Il avait étudié la grammaire, la langue, la littérature, la sîra et les chroniques des hommes ; puis il se détourna de tout cela pour se consacrer à l’abondance de la prière, de l’aumône et du jeûne, jusqu’à son décès cette année, à l’âge de quatre-vingt-six ans. Qu’Allâh Très-Haut lui fasse miséricorde.
(4) Muḥammad ibn Abî Ṭâhir al-ʿAbbâsî, connu sous le nom d’Ibn al-Rajîḥî (5).
Il se forma à la jurisprudence auprès d’Ibn al-Ṣabbâgh, suppléa dans la fonction judiciaire et jouissait d’une voie louée. Il commença par témoigner devant Ibn al-Dâmghânî, qui l’agréa.
(6) Manṣûr ibn Dubays ibn ʿAlî ibn Mazîd, Abû Kâmil, émir successeur de Sayf al-Dawla Ṣadaqa.
[Il multipliait la prière et l’aumône.] Il mourut en Rajab de cette année. Il possédait goût pour la poésie, la littérature et la vertu. Parmi ses vers :
(7)
Si je ne porte un poids immense, si je ne commande,
Les preux, ni ne persévère en chaque rude demande.