Masʿūd ibn Nāṣir ibn ʿAbd Allāh ibn Aḥmad ibn Ismāʿīl (1), Abū Saʿd as-Sijzī (2), le ḥāfiẓ.
Il entreprit le voyage pour la quête du ḥadīth, en entendit un très grand nombre, réunit des ouvrages précieux ; sa calligraphie était soignée, sa transmission sûre. Il était mémorisateur, méticuleux ; qu’Allāh – Très-Haut – lui fasse miséricorde.
[Ensuite débuta l’année quatre cent soixante-dix-huit]
Au mois de Muḥarram, Arrajān fut secouée par un tremblement de terre ; une multitude d’hommes et de troupeaux périrent.
Au cours de cette même année, les maladies – fièvres et peste – se propagèrent en Irak, au Ḥijāz et au Šām ; s’ensuivit la mort subite, puis les bêtes sauvages moururent dans les steppes, ensuite le bétail disparut, au point que le lait et la viande devinrent rares. Par-dessus tout, une grave sédition éclata entre rāfiḍites et sunnites, et un grand nombre de personnes furent tuées.
En Rabīʿ al-Awwal, un vent noir se leva, souleva le sable, fit tomber de nombreux palmiers et autres arbres ; la foudre tomba sur les contrées, si bien que les gens crurent que l’Heure était arrivée, puis tout cela se dissipa – louange à Allāh.
Durant cette année également, le calife eut un fils, Abū ʿAbd Allāh al-Ḥusayn ; Bagdad fut parée, tambours et trompettes retentirent, et les aumônes se multiplièrent.
La même année, Fakhr ad-Dawla ibn Jahīr s’empara de nombreux territoires, notamment Āmid, Mayyāfāriqīn et la Jazīrah Ibn ʿUmar ; le pouvoir des Banū Marwān s’éteignit par son intermédiaire en cette année‐là.
[Le douze Ramaḍān de cette année] Abū Bakr Muḥammad ibn al-Muẓaffar aš-Šāmī (3) reçut la charge de qāḍī al-quḍāt à Bagdad, après le décès d’Abū ʿAbd Allāh ad-Dāmaghānī, et il fut revêtu de la robe d’investiture au dīwān.
L’émir Ḫatlug le Turc conduisit le pèlerinage ; il se rendit auprès du Prophète ﷺ à l’aller comme au retour, déclarant : « Je pense que c’est mon dernier pèlerinage », et il en fut ainsi.
Durant la même année encore, un décret du calife al-Muqtadī bi-Amr Allāh fut promulgué pour rétablir l’ordre de prescrire le bien et d’interdire le blâmable dans chaque quartier, contraindre les dhimmis à porter le signe distinctif, briser les instruments de divertissement, répandre les boissons enivrantes et expulser les gens de débauche des pays.