[Puis commença l’année quatre-cent-soixante-quinze de l’Hégire]
Au cours de celle-ci :
Muʾayyad al-Mulk, fils de Niẓām al-Mulk, arriva, s’installa dans la madrasa de son père, et l’on battit les tambours à sa porte aux trois moments des prières.
Durant la même année :
Le shaykh Abū Isḥāq al-Shīrāzī fut envoyé comme émissaire auprès du sultan Malik Shāh et du vizir Niẓām al-Mulk. Chaque fois qu’il traversait une localité, ses habitants – femmes et enfants compris – sortaient l’accueillir, recherchaient la bénédiction par sa personne, se frottaient à son étrier, et, parfois, prenaient la poussière soulevée par le sabot de sa mule. Lorsqu’il arriva à Sāwa (1), les gens sortirent également à sa rencontre ; dans chaque marché qu’il traversa, on le couvrit de présents choisis. Lorsqu’il passa par le souk des évêques, ceux-ci ne possédant rien d’autre que des petites sandales d’enfants, les lancèrent sur lui ; le shaykh s’en étonna grandement.
Dans cette même année encore :
Les fiançailles, de la part du calife (2), avec la fille du sultan Malik Shāh furent renouvelées. Sa mère réclama quatre-cent-mille dinars ; l’accord fut finalement fixé à cinquante-mille dinars pour l’allaitement et à cent-mille dinars pour la dot.
[Cette année-là,] le sultan combattit son frère Tutush, le captura puis le relâcha ; il conserva cependant sa mainmise sur Damas et ses dépendances (3). Khutlugh conduisit les pèlerins au Ḥajj.
[Parmi les notables décédés au cours de cette année] :
ʿAbd al-Wahhāb ibn Muḥammad ibn Isḥāq ibn Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Manda (4), Abū ʿAmr (5), le ḥāfiẓ ; issu d’une famille dévouée au ḥadīth, il parcourut les contrées et entendit un grand nombre de traditions. Il mourut cette année-là à Iṣfahān, qu’Allāh lui fasse miséricorde.
Ibn Mākūlā (6), l’émir Abū Naṣr, ʿAlī, fils du vizir Abū al-Qāsim Hibat Allāh ibn ʿAlī ibn Jaʿfar ibn ʿAlkān ibn