Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Muḥammad ibn Muḥammad ibn Aḥmad ibn al-Ḥusayn ibn ʿAbd al-ʿAzīz ibn Mihrān al-ʿUkbarī (1).
Il entendit (c’est-à-dire recueillit les ḥadiths auprès de) Hilāl al-Ḥaffār, Ibn Ruzqawayh, al-Ḥammāmī (2) et d’autres encore. C’était un homme de mérite, doué d’un excellent talent poétique. De ses vers :
Je m’attarde à penser aux hommes partis avant, (3)
À ceux qui nous devancèrent, marchant toujours en avant ;
Eux vivent, après mort, portés par la mémoire, (4)
Tandis que notre oubli fait de nous morts sans mémoire.
Il s’éteignit durant le mois de Ramaḍān de cette année, âgé de quatre-vingt-dix (5) ans. Qu’Allāh, Très-Haut, lui fasse miséricorde.

Hayyāj ibn ʿUbayd (6) al-Ḥiṭṭīnī, originaire de Syrie (7).
Il reçut les ḥadiths et fut, en son temps, sans égal par son ascèse, sa science juridique et son effort dans l’adoration. Il demeura un certain temps à La Mecque, y délivrant des fatwā aux habitants ; chaque jour, il accomplissait la ʿumra à pied trois fois. Depuis qu’il s’était établi à La Mecque, il ne porta plus jamais de sandales. Il se rendait, avec les Mecquois, au tombeau du Messager d’Allāh ﷺ en marchant pieds nus, et il en faisait de même lorsqu’il visitait la tombe d’Ibn ʿAbbās à Tāʾif. Il ne thésaurisait rien et ne portait qu’une seule tunique. Un des émirs de La Mecque le frappa lors d’une des séditions des Rāfiḍites ; il demeura souffrant quelques jours, puis mourut. Qu’Allāh, Très-Haut, lui accorde Sa miséricorde ; il avait dépassé les quatre-vingts ans.

[Puis entra l’année quatre cent soixante-treize de l’Hégire]

Cette année-là :
Tukush, frère du sultan Malik Shāh, s’empara d’une partie du Khurāsān.

La même année :
Il fut de nouveau permis aux prédicateurs de s’installer pour exhorter, eux qui avaient été interdits depuis la sédition d’Ibn al-Qushayrī.

= Dhou al-Hijja de l'année 480, sa biographie se trouve dans al-Muntazam (9/39-40), Ikmāl d'Ibn Nuqta (2/454), Tārīkh al-Islām d'al-Dhahabī (10/455), Tawḍīḥ al-Mushtabah d'Ibn Nāṣir al-Dīn (3/487) et d'autres. (Bachār). (1) Tārīkh Baghdād (3/239), al-Muntazam (8/325), al-Kāmil fī al-Taʾrīkh (10/117), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (18/392), Shadharāt al-Dhahab (3/342). "Al-ʿAkbarī" : relatif à ʿAkbarā, avec un ʿayn soudé et un bâ' avec fatḥa, ou selon certains avec ḍammah ; c'est une ville située sur le Tigre, à une dizaine de farsakhs au-dessus de Bagdad du côté est. L'appellation dérivée en est : ʿAkbarī, ʿAkbarāwī. Voir Maʿjam al-Buldān (4/142). (2) "Al-Ḥammāmī" : omission dans (A). (3) Dans al-Muntazam : ʿannā. (4) Dans al-Muntazam : ḥaqqan. (5) Dans (B) et (Ṭ) : soixante-dix. (6) Dans (Ṭ) : "ʿAbdullāh", altéré, et ce que nous avons établi est confirmé par les sources de sa biographie. (7) Al-Muntazam (8/326), Maʿjam al-Buldān (2/273), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (18/393), Shadharāt (3/342).
محمّد بن محمّد بن أحمد بن الحسين بن عبد العزيز بن مهران العُكْبَري (١) . سمع هلالًا الحفار، وابن رزقويه، والحمامي (٢) وغيرهم، وكان فاضلًا جيّد الشعر، فمن شعره قوله: أطيل تفكّري في أيّ ناسٍ … مضوا قُدُمًا (٣) وفيمن خَلَّفونا همُ الأحياءُ بعد الموت ذِكرًا (٤) … ونحنُ من الخمولِ الميّتُونا توفي في رمضان من هذه السنة، وله تسعون (٥) سنة، رحمه اللَّه تعالى. هَيَّاج بن عُبيد (٦) الحِطِّيني الشامي (٧) . سمع الحديث، وكان أوحد زمانه زهدًا وفقهًا واجتهادًا في العبادة، أقام بمكة مدّة يفتي أهلها، ويعتمر في كلّ يوم ثلاث مرات على قدميه، ولم يلبس نعلًا مذ أقام بمكّة، ويزور قبر رسول اللَّه ﷺ مع أهل مكّة ماشيًا حافيًا، وكذلك يزور قبر ابن عباس بالطائف وكان لا يدّخر شيئًا، ولا يلبس إلا قميصًا واحدًا، ضربه بعض أمراء مكّة في بعض فتن الروافض، فتشكّى أيامًا، ومات رحمه اللَّه تعالى، وقد نيّف على الثمانين سنة. [ثم دخلت سنة ثلاث وسبعين وأربعمئة] وفيها: استولى تكش أخو السلطان ملك شاه على بعض خراسان. وفيها: أذن للوعاظ في الجلوس، وكانوا قد منعوا من وقت فتنة ابن القشيري.
= ذي الحجة من سنة ٤٨٠، وترجمته في المنتظم (٩/ ٣٩ - ٤٠)، وإكمال ابن نقطة (٢/ ٤٥٤) وتاريخ الإسلام للذهبي (١٠/ ٤٥٥)، وتوضيح المشتبه لابن ناصر الدين (٣/ ٤٨٧) وغيرها. (بشار). (١) تاريخ بغداد (٣/ ٢٣٩)، المنتظم (٨/ ٣٢٥)، الكامل في التاريخ (١٠/ ١١٧)، سير أعلام النبلاء (١٨/ ٣٩٢)، شذرات الذهب (٣/ ٣٤٢). "والعكبري": نسبة إلى عكبرا، بضم العين المهملة، وفتح الباء الموحدة، وقيل: بضمها، وهي بلدة على دجلة فوق بغداد بعشرة فراسخ من الجانب الشرقي، والنسبة إليها: عكبري، عكبراوي. معجم البلدان (٤/ ١٤٢). (٢) "الحمامي": ساقط من (أ). (٣) في المنتظم: عنا. (٤) في المنتظم: حقًّا. (٥) في (ب) و (ط): سبعون. (٦) في (ط): "عبد اللَّه"، محرف، وما أثبتناه يعضده ما في مصادر ترجمته. (٧) المنتظم (٨/ ٣٢٦)، معجم البلدان (٢/ ٢٧٣)، سير أعلام النبلاء (١٨/ ٣٩٣)، الشذرات (٣/ ٣٤٢).

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