la ville, et le vizir s’assit pour recevoir les félicitations ; puis, le dimanche vingt-six (1) du même mois, un autre fils naquit au calife : Abū Muḥammad Hārūn.
Ibn al-Jawzī rapporte (2) : « Au cours de cette année, Tāj al-Dawlah Ārsalān obtint le gouvernement du Šām, assiégea Ḥalab, et l’émir, détenteur du fief de Kūfah, Khutlug, conduisit les gens au ḥajj. »
Et Ibn al-Jawzī relate encore qu’Ibn Jahīr avait fait réaliser un minbar imposant pour qu’on y prononce la khuṭbah à La Mecque ; mais, lorsqu’il y parvint, la khuṭbah avait été rendue aux Égyptiens, si bien que ce minbar fut brisé puis brûlé.
Parmi les notables décédés durant cette année :
– Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad ibn Yaʿqūb ibn Aḥmad, Abū Bakr [al-Yarbūʿī], al-Razzāz, le récitateur (3). Dernier transmetteur d’Abū al-Ḥusayn ibn Samʿūn, il était digne de confiance, dévot et d’une conduite exemplaire ; al-Khaṭīb écrivit de lui et déclara : « Il était véridique. » Il mourut cette année à l’âge de quatre-vingt-neuf ans, qu’Allāh — qu’Il soit exalté — lui fasse miséricorde.
– Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad ibn ʿAbd Allāh (4), Abū al-Ḥusayn ibn al-Naqqūr, le marchand d’étoffes. L’un des musnids d’un âge avancé ; il possédait, à lui seul, de nombreux volumes transmis par Ibn Ḥabābah, al-Baghawī et leurs shuyūkh, tels les copies de Hudbah, de Kāmil ibn Ṭalḥah, de ʿUmar ibn Zurārah et d’Abū Muḥammad al-Bakrī (5). Prolifique et scrupuleux, il percevait un dīnār pour la transmission du ḥadīth de Ṭālūt [ibn ʿAbbād] (6). Le shaykh Abū Isḥāq al-Shīrāzī lui délivra une fatwā autorisant la rémunération pour cette transmission, dès lors qu’elle l’occupait au point de l’empêcher de gagner sa vie autrement. Il s’éteignit à l’âge de quatre-vingt-neuf ans, qu’Allāh lui fasse miséricorde.
– Aḥmad ibn ʿAbd al-Malik [ibn ʿAlī] ibn Aḥmad ibn Ṣāliḥ, le muʾadhdhin de Naysābūr, le ḥāfiẓ (7).