L’histoire de Sulaymân fils de Dâwûd
Le hâfiẓ Ibn ʿAsâkir (1) a dit : « Il s’agit de Sulaymân fils de Dâwûd, fils de Îshâ, fils de ʿUwayd, fils de Bâghiz, fils de Salmûn, fils de Naḥshûn, fils de ʿAmînâdâb, fils de Irm, fils de Ḥaḍrûn, fils de Fâriṣ, fils de Yahudhâ, fils de Yaʿqûb, fils d’Isḥâq, fils d’Ibrâhîm, Abû al-Rabîʿ, Prophète de Dieu, fils d’un Prophète de Dieu. » Il est rapporté dans certaines traditions qu’il entra à Damas.
Ibn Mâkûlâ (2) a déclaré : « Fâriṣ, avec une ṣâd non pointée (ص). » Il a mentionné sa généalogie d’une manière proche de ce qu’a indiqué Ibn ʿAsâkir.
Dieu – Exalté soit-Il – a dit : « Et Salomon hérita de David et il dit : “Ô gens, on nous a enseigné le langage des oiseaux, et on nous a donné de toute chose. Voilà, en vérité, la faveur évidente !” » (an-Naml, 16). Il l’hérita en ce qui concerne la prophétie et la royauté, et non pas en termes de biens matériels, car il avait d’autres fils que lui (3), et il n’y avait pas de raison qu’ils soient privés de l’héritage pécuniaire au profit de Sulaymân seulement.
Par ailleurs, il est établi à travers des voies sûres et diverses, rapportées par un groupe de Compagnons, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Nous ne laissons pas d’héritage ; ce que nous laissons est aumône » (4). Et dans une autre version : « Nous, groupe de Prophètes, ne laissons pas d’héritage » (5). Ainsi, le Véridique – que la paix soit sur lui – a informé que les Prophètes ne lèguent pas leurs biens comme le reste des gens. Au contraire, leurs biens deviennent, après eux, une aumône au profit des pauvres et des nécessiteux, sans qu’ils en avantagent leurs proches. En effet, ce bas monde n’avait que peu de valeur et d’importance à leurs yeux, tout comme il en a peu auprès de Celui qui les a envoyés, élus et honorés.
Dieu a dit également : « Ô gens, on nous a enseigné le langage des oiseaux » ; c’est-à-dire que Sulaymân (– paix sur lui –) comprenait ce dont les oiseaux se faisaient signe dans leurs langues respectives, et il en transmettait le sens et l’intention aux hommes.
Le hâfiẓ Abû Bakr al-Bayhaqî rapporte : « Abû ʿAbd Allâh al-Ḥâfiẓ nous a informés, puis ʿAlî ibn Ḥamshâdh, puis Ismâʿîl ibn Qutaybah, puis ʿAlî ibn Qudâmah, puis Abû Jaʿfar… »