Abū Naṣr al-Sijzī (1) – ʿUbayd Allāh ibn Saʿīd ibn Ḥātim, Abū Naṣr al-Sijzī al-Wāʾilī – est rattaché à un village nommé Wāʾil, l’un des bourgs du Sijistān (2). Il a beaucoup entendu, rassemblé, composé [et établi des recueils], et il séjourna dans le Ḥaram. Il est l’auteur de l’« Ibānah fī al-Uṣūl » ainsi que d’un autre ouvrage portant sur les furūʿ. Certains, pour la sûreté de sa mémoire, le préféraient même à al-Ṣūrī – qu’Allah, Exalté soit-Il, lui fasse miséricorde.
Muḥammad ibn ʿAlī ibn al-Ḥusayn, Abū ʿAbd Allāh al-Anmāṭī (3), connu sous le nom d’Ibn Sikkīta, naquit en 390 de l’Hégire. Il multiplia les auditions et mourut cette année-ci, à l’âge de soixante-dix-neuf ans.
Puis débuta l’an 470 de l’Hégire.
Ibn al-Jawzī rapporte (4) : « Au mois de Rabīʿ al-Awwal, la foudre tomba dans le quartier de al-Tawtha (5), du côté occidental, sur deux palmiers d’une mosquée et en brûla les cimes. Des gens montèrent pour éteindre l’incendie ; ils redescendirent avec les palmes, qui flambaient encore. »
Il poursuit : « Parvint alors une lettre de Niẓām al-Mulk au shaykh Abū Isḥāq al-Shīrāzī, en marge de l’épître qu’il lui adressait au sujet des Ḥanbalites ; Ibn al-Jawzī l’a reproduite. Son sens est qu’il est impossible de modifier les écoles juridiques ni de détacher leurs adeptes de celles-ci ; la majorité des habitants de cette [région] suit l’école de l’imām Aḥmad, dont le rang est reconnu par les imâms et la valeur établie dans la Sunna », selon une longue exposition.
Il dit encore : « Au mois de Shawwāl, une sédition opposa les Ḥanbalites à certains fuqahāʾ de la Niẓāmiyya ; chacun des deux camps reçut l’appui d’un groupe de gens du commun. On dénombra environ vingt morts [et d’autres blessés], puis le tumulte s’apaisa. »
Le 19 Shawwāl, le calife al-Muqtadī eut un fils, al-Mustazhir bi-Amr Allāh, Abū al-ʿAbbās Aḥmad, et Zayn