Parmi ses vers, il dit :
Nul ami secourable n’ai-je, hormis la nu… it achevée (1) lorsque le refus s’abat sur moi ;
Je me plains auprès d’elle de l’éloignement du bien-aimé, … et elle se plaint auprès de moi du retard du matin.
Parmi ses beaux poèmes, on lit également :
Ô toi dont l’abandon m’a revêtu du manteau de langueur … jusqu’à ce que, par cette pâleur, je me cache aux visiteurs (2),
Je me suis apprivoisé à la longue veille (3) au point que … les paupières de mes yeux ont oublié ce qu’était mon sommeil ;
Si Joseph, par sa beauté, trancha les … mains, toi, tu disloques les cœurs.
Al-Wâḥidî, l’exégète (4) : Abû l-Ḥasan ʿAlî ibn Aḥmad ibn Mattawayh al-Wâḥidî.
Ibn Khallikân dit : « J’ignore à quoi renvoie cette nisba (5). »
Il est l’auteur des trois commentaires coraniques : al-Basîṭ, al-Wasîṭ et al-Wajîz.
Il ajoute : « Al-Ghazâlî s’est inspiré de ces titres pour nommer ses propres ouvrages. »
Il a également composé : Asbâb an-Nuzûl, at-Taḥbîr fî Sharḥ Asmâ’ Allâh al-Ḥusnâ, ainsi qu’un commentaire du Dîwân d’al-Mutanabbî ; malgré la profusion de gloses, nulle ne l’égale.
Toujours selon lui, il fut gratifié d’une réussite singulière dans ses écrits ; tous s’accordent sur leur qualité et les professeurs les citent dans leurs leçons. Il reçut l’exégèse de ath-Thaʿâlibî (6). Après une longue maladie, al-Wâḥidî décéda à Naysâbûr, en Jumâdâ al-Âkhirah de cette même année — qu’Allah lui fasse miséricorde.
Nāṣir ibn Muḥammad ibn ʿAlî (7), Abû Manṣūr at-Turkî al-Muẓaffarî (8), père du ḥâfiẓ Muḥammad ibn Nāṣir, étudia les lectures coraniques et entendit nombre de traditions. C’est lui qui se chargea de la lecture du Târîkh auprès d’al-Khaṭîb, à la mosquée al-Manṣūr. Homme d’esprit et d’une beauté remarquable, il mourut jeune, avant d’atteindre trente ans, au mois de Dhû l-Qaʿdah de cette année. Un poète le pleura dans une longue qaṣîdah que Ibn al-Jawzî reproduisit intégralement dans « al-Muntaẓam ».