Ibn Ṣurrabaʿr le poète
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— de son vrai nom ʿAlî ibn al-Ḥasan
(2)
ibn ʿAlî ibn al-Faḍl —,
Abû Manṣûr le secrétaire, plus connu
sous l’appellation d’« Ibn Ṣurrabaʿr ».
Niẓâm al-Mulk avait coutume de lui dire :
« Tu es Ṣurr ad-Durr, non point Ṣurrabaʿr. »
Quelqu’un le vilipenda en ces termes :
A
Si, jadis, les gens répudièrent ton père,
Et, pour son avarice, le surnommèrent Ṣurrabaʿr ;
B
Toi, tu disperses ce qu’il avait thésaurisé — acte d’ingratitude filiale —,
Et tu l’appelles poésie, ô Ṣurrabaʿr !
Ibn al-Jawzî déclara :
« Voilà une injustice manifeste, car sa poésie atteint un degré
suprême de beauté. »
Il cita ensuite quelques-unes de ses pièces les plus fines, dont notamment :
A
Assez ! Récits de Nuʿmân et de la demeure qu’il habite ;
Le meilleur des propos est l’évocation des bien-aimés ;
B
Je questionne le vent à votre sujet chaque fois qu’il fredonne,
Quand, de votre contrée, se répandent musc et parfums capiteux.
Il ajouta : il avait mémorisé le Coran, avait reçu le ḥadîth d’Ibn Bishrân
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et d’autres, et transmit beaucoup de traditions. Un jour, il monta une
monture ; lui et sa mère basculèrent [et tombèrent à al-Šûnîziyya]
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dans un puits ; ils moururent et furent inhumés à Bâb Abras
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au mois de Ṣafar de la présente année.
[Ibn al-Jawzî
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a encore écrit : « J’ai lu, de la main d’Ibn ʿAqîl : Ṣurrabaʿr,
notre voisin
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à ar-Ruṣâfa, répudiait l’ilḥâd (l’impiété). »]