L’historien (hâfiẓ) Ibn ‘Asâkir a rapporté, dans la biographie de Dâwud (que la paix soit sur lui), de nombreuses choses remarquables, parmi lesquelles on trouve cette parole : « Sois pour l’orphelin comme un père compatissant. Et sache que tu récolteras exactement ce que tu sèmes. » Il a également transmis, par une chaîne de transmission jugée étrange et remontant (au Prophète), que Dâwud (que la paix soit sur lui) aurait dit : « Ô toi qui sèmes les mauvaises actions, tu en récolteras les épines et les chardons. »
On rapporte aussi de Dâwud (que la paix soit sur lui) cette parole : « L’orateur insensé dans l’assemblée des gens est semblable à un chanteur au chevet d’un mort. » Il aurait aussi dit : « Qu’il est laid de tomber dans la pauvreté après avoir connu la richesse, et plus laid encore de tomber dans l’égarement après la guidée. » Et il dit encore : « Sache que ce dont tu détesterais qu’on parle à ton sujet dans une assemblée, ne le commets pas quand tu es seul. » Il déclara également : « Ne promets pas à ton frère ce que tu ne pourras tenir, car tu susciterais ainsi une hostilité entre toi et lui. » (1)
Muhammad ibn Sa‘d rapporta : « Muhammad ibn ‘Umar al-Wâqidî nous a informés, en citant Hishâm ibn Sa‘d, d’après ‘Umar, affranchi de Ghufra, que, lorsque les Juifs virent l’Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) épouser plusieurs femmes, ils dirent : “Regardez cet homme qui ne se rassasie pas de nourriture et dont l’unique souci est les femmes.” Ils le jalousèrent pour la multiplicité de ses épouses et le critiquèrent en disant : “S’il était Prophète, il ne s’intéresserait pas autant aux femmes.” Le plus virulent à ce sujet fut Ḥuyay ibn Akhṭab. Alors Dieu, exalté soit-Il, les démentit et annonça Son bienfait, Sa largesse envers Son Prophète (que Dieu le bénisse et le salue), disant : ﴾Sont-ils jaloux des gens pour ce que Dieu leur a accordé de Sa grâce ?﴿, c’est-à-dire : “des gens” désigne ici le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue). ﴾Nous avons déjà accordé à la famille d’Ibrâhîm le Livre et la Sagesse, et Nous leur avons donné un immense royaume﴿ [An-Nisâ’ : 54], c’est-à-dire ce que Dieu accorda à Sulaymân fils de Dâwud, qui eut mille femmes : sept cents épouses légitimes (2) et trois cents concubines. Dâwud (que la paix soit sur lui) avait quant à lui cent épouses, dont la femme d’Uryâ, la mère de Sulaymân ibn Dâwud, qu’il épousa après l’épreuve. C’était encore davantage que ce que possédait Muḥammad (que Dieu le bénisse et le salue). » Al-Kalbî rapporta un propos similaire, précisant qu’il y avait cent femmes pour Dâwud (que la paix soit sur lui) et mille pour Sulaymân, dont trois cents concubines.
Le hâfiẓ [Ibn ‘Asâkir] a encore rapporté dans son « Histoire » (3), à propos de Ṣadaqa ad-Dimashqî, lequel transmet d’ibn ‘Abbâs via al-Faraj ibn Faḍâlah al-Ḥimṣî, d’Abû Hurayrah al-Ḥimṣî, auprès de Ṣadaqa ad-Dimashqî, qu’un homme demanda à ibn ‘Abbâs au sujet du jeûne. Ibn ‘Abbâs répondit : « Je vais te raconter un hadith que je gardais précieusement dans un coffre (4). Si tu le souhaites, je t’informe au sujet du jeûne de Dâwud. C’était un homme qui jeûnait beaucoup, priait beaucoup la nuit, et qui ne fuyait pas le combat lorsqu’il rencontrait l’ennemi. Il jeûnait un jour et rompait le lendemain. Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) a dit : “Le meilleur jeûne est celui de Dâwud.” Il récitait les Psaumes (Zabûr) avec soixante-dix modulations différentes qu’il y introduisait. Il priait une unité de prière (rak‘a) à la fin (5) de la nuit où il pleurait sur lui-même, et toute chose pleurait avec lui à cause de ses sanglots. Son chant apaisait les soucis.” »