« La copie-mère » est ainsi nommée parce qu’elle est la plus complète parmi les différentes versions d’une part, et parce qu’elle a été confrontée à un original qui avait lui-même été vérifié sur la copie de l’auteur d’autre part. De surcroît, elle est considérée comme étant de provenance syro-palestinienne. C’est pourquoi le texte imprimé est comparé à cette copie afin d’y corriger les erreurs qui se sont produites, de combler les omissions éventuelles et de signaler tout ajout qui dépasse la version imprimée du livre.
Après cela, la copie « Aḥmadiyya » est confrontée à l’autre copie, celle de Berlin (« la copie : B »), ainsi qu’à la troisième, conservée à Dār al-Kutub al-Ẓāhiriyya (« la copie : ظ »), et ce, pour les parties dont on possède des feuillets dans les deux manuscrits mentionnés. Les ajouts éventuels qui y figurent sont reproduits entre crochets comme ceci : [ ], et l’on signale les omissions, les altérations, les fautes de transcription ou les divergences éventuelles. Il en va de même pour toutes les autres copies manuscrites du livre : toute omission, tout ajout, toute altération ou atypie est relevé et renvoyé en note, en utilisant des sigles spécifiques pour nommer chaque manuscrit. Ainsi, le manuscrit Aḥmadiyya sera désigné « la copie : أ », celui de Berlin « la copie : ب », celui de Ẓāhiriyya « la copie : ظ » et l’exemplaire imprimé « la copie : ط ».
Deuxièmement, s’agissant de l’édition même du texte, la démarche se présente ainsi :
- Découper et numéroter les passages du texte, en les classant, tout en considérant les chapitres dans les volumes (1–6) et (17–18), et les années dans les volumes (8–16). Pour ce qui concerne le début de chaque page, on clôt chaque chapitre ou chaque ensemble d’événements d’une année par cinq astérisques ( * * * * * ) au milieu de la page. Il est souhaité numéroter les versets coraniques cités dans l’ouvrage en indiquant le nom de la sourate et le numéro du verset entre crochets dans le corps du texte, comme ceci : [ … ], tout en mettant ces versets entre guillemets fleuris (﴿ … ﴾). Quant aux hadiths, traditions rapportées et titres d’ouvrages, il est désiré de les placer entre guillemets droits, comme ceci : « … ».
- Vocaliser précisément les termes des versets, des hadiths, des traditions, des vers poétiques, ainsi que les noms de personnes, de lieux, et tout terme dont la compréhension pourrait s’avérer complexe pour un grand nombre de lecteurs.
- Pour les personnages auxquels le livre consacre des notices biographiques, il convient de mentionner les sources de ces notices selon un classement chronologique, en relevant d’abord celles qui sont antérieures à l’auteur ou qui lui sont contemporaines.
- Étayer les hadiths prophétiques rapportés dans l’ouvrage à partir de la source dont l’auteur a fait usage, en signalant la présence du hadith dans d’autres sources antérieures à l’auteur ou à la source dont il l’a tiré, sans passer par d’autres transmetteurs. Il en va de même pour les traditions (athār) rapportées des Compagnons et qui ne sont pas attribuées au Messager de Dieu (ﷺ). Par ailleurs, il est souhaitable de respecter également l’ordre chronologique pour les sources consultées et de vérifier la justesse de la transmission dans la référence employée par l’auteur, afin de remédier à d’éventuels oublis et de signaler toute addition dans le texte utilisé.
L’authentification du hadith s’effectue, par exemple, de la manière suivante :