Abou ‘Imrân al-Jawnî, d’après Abou al-Jald (1), a dit : « J’ai lu dans l’affaire relative à Dawoud (que la paix soit sur lui) qu’il disait : “Ô Seigneur, comment puis-je Te remercier, alors que je ne parviens à Te rendre grâce qu’avec Ta bénédiction ?” Il est alors rapporté que la Révélation lui parvint : “Ô Dawoud, ne sais-tu pas que les bienfaits dont tu jouis proviennent de Moi ?” Et il répondit : “Bien sûr, ô mon Seigneur.” Dieu lui dit : “Je Me satisfais de cela venant de toi.” » (2)
Al-Bayhaqî (3) a rapporté : « Abou ‘Abd Allah al-Hâfiẓ nous a informés, Abou Bakr ibn Bâlawayh nous a informés, Muhammad ibn Younous al-Qourachî nous a informés, Rawh ibn ‘Abâda nous a informés, ‘Abd Allah ibn Lâhiq m’a rapporté d’après Ibn Shihâb, qui a dit : “Dawoud a prononcé ces mots : ‘Louange à Dieu, comme il convient à la générosité de Sa Face et à la grandeur de Sa majesté.’ Alors Dieu lui révéla : ‘En vérité, tu as épuisé les scribes, ô Dawoud.’” Abou Bakr ibn Abî al-Dunyâ l’a également rapporté d’après ‘Alî ibn al-Ja‘d, selon al-Thawrî, de même. » (4)
‘Abd Allah ibn al-Mubârak a déclaré dans son ouvrage intitulé « Al-Zuhd » (5) : « Sufyân al-Thawrî nous a informés qu’un homme avait transmis, de la part de Wahb ibn Munabbih, ce qui suit : “Il est dit, dans la sagesse des gens de la famille de Dawoud, qu’il incombe à l’homme doué de raison de ne pas négliger quatre moments : un moment où il se consacre à la confidence avec son Seigneur, un moment où il se tient lui-même en compte, un moment où il échange avec ses frères qui l’informent de ses défauts et sont véridiques dans ce qu’ils lui disent, et un moment où il laisse libre cours à son âme pour ce qui lui procure des plaisirs licites et convenables. En effet, cette heure de détente aide aux autres moments et apporte un réconfort aux cœurs. Il est de plus nécessaire que l’homme doué de sens discerne son époque, préserve sa langue et s’occupe de ses affaires.
Il lui revient aussi de ne voyager que pour l’une de ces trois raisons : acquérir des provisions pour l’au-delà, veiller à l’entretien de sa subsistance ou savourer un plaisir exempt de tout interdit.”
Abou Bakr ibn Abî al-Dunyâ a également rapporté ce propos d’après Abou Bakr ibn Abî Khaythama, selon Ibn Mahdî, selon Sufyân, selon Abou al-Agharr, d’après Wahb ibn Munabbih, qui l’a mentionné. De même, il l’a rapporté par l’intermédiaire de ‘Alî ibn al-Ja‘d, selon ‘Oumar ibn Haytham al-Raqâshî, selon Abou al-Agharr, d’après Wahb ibn Munabbih, qui l’a également cité. Ce Abou al-Agharr est d’ailleurs celui que Ibn al-Mubârak n’a pas nommé expressément dans son récit.
Ibn ‘Asâkir a déclaré : ‘Abd al-Razzâq a rapporté : Bishr ibn Râfi‘ nous a informés, en disant qu’un cheikh de Sanaa, appelé Abou ‘Abd Allah, raconta ceci : “J’ai entendu Wahb ibn Munabbih tenir les mêmes propos.” »