Dieu – Exalté soit-Il – dit : « Nous lui avons pardonné cela, et il aura auprès de Nous un rapprochement et une belle issue. » (Sourate Ṣād, v.25)
Autrement dit, il jouira, au Jour de la Résurrection, d’une proximité particulière : une faveur par laquelle Dieu l’honorera et le fera accéder au domaine de Sa sainteté, comme l’atteste le ḥadith : « Les équitables seront, le Jour du Jugement, placés sur des chaires de lumière à la droite du Tout-Miséricordieux – et Ses deux mains sont droites –, ceux qui manifestent l’équité dans leur famille, dans leurs jugements et dans tout ce dont ils assument la responsabilité. »(1)
L’imam Aḥmad rapporte dans son “Musnad” : « Nous a rapporté Yaḥyā ibn Ādam, qui a dit : “Nous a rapporté (al-)Fuḍayl, d’après ‘Aṭiyya, d’après Abū Saʿīd al-Khudrī, lequel a dit : Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : ‘Les gens que Dieu aime le plus au Jour de la Résurrection, et qui seront les plus proches de Lui en station, sont l’imam (dirigeant) juste. Et les gens que Dieu déteste le plus au Jour de la Résurrection, et qui subiront le châtiment le plus dur, sont l’imam tyrannique.’” »(2)
At-Tirmidhī a également rapporté ce ḥadith selon la même chaîne de transmission de (al-)Fuḍayl ibn Marzūq al-Agharr et a dit : « Nous ne le connaissons sous forme de parole attribuée au Prophète (marfūʿ) que par cette voie. »(3)
Ibn Abī Ḥātim relate : « Nous a rapporté Abū Zurʿa, qui a dit : “Nous a rapporté ʿAbdullāh ibn Abī Ziyād, qui a dit : ‘Nous a rapporté Sayyār, qui a dit : “Nous a rapporté Jaʿfar ibn Sulaymān : J’ai entendu Mālik ibn Dīnār dire à propos du verset : ‘Et certes il aura auprès de Nous un rapprochement et une belle issue’ : ‘C’est la station de Dāwūd (que la paix soit sur lui) le Jour de la Résurrection près du pilier du Trône. Puis Dieu dira : Ô Dāwūd, loue-Moi aujourd’hui avec cette belle voix mélodieuse dont tu Me glorifiais dans ce bas monde. Il répondra : Comment pourrais-je, alors qu’elle m’a été retirée ? Dieu dira : Je te la rends aujourd’hui. Alors Dāwūd élèvera sa voix, et le plaisir des habitants du Paradis en sera éclipsé.’” »
« Ô Dāwūd, Nous avons fait de toi un vicaire sur terre ; juge donc entre les gens selon la vérité et ne suis pas la passion, car elle t’égarerait du sentier de Dieu. Et assurément ceux qui s’égarent du sentier de Dieu subiront un châtiment sévère pour avoir oublié le Jour du Compte. » (Sourate Ṣād, v.26)
C’est là un discours que Dieu – Exalté soit-Il – adresse à Dāwūd. Sont visés, par extension, tous ceux qui exercent l’autorité et rendent la justice entre les gens : Il leur ordonne de pratiquer l’équité et de suivre la vérité révélée par Dieu, plutôt que toute autre opinion ou passion. Il menace quiconque s’en détournerait et jugerait selon autre chose. Dāwūd (que la paix soit sur lui) était alors, à son époque, le modèle de la justice, de l’assiduité dans l’adoration et la pratique de diverses formes de dévotions. À tel point qu’il ne se passait aucune heure, de nuit comme de jour, sans qu'un membre de sa famille ne soit en acte d’adoration, conformément à la parole de Dieu : « Agissez, ô famille de Dāwūd, par gratitude ! Et peu de Mes serviteurs sont reconnaissants. » (Sourate Sabaʾ, v.13)
Abū Bakr ibn Abī al-Dunyā a dit : « Nous a rapporté Ismāʿīl ibn Ibrāhīm ibn Bassām, qui a dit : “Nous a rapporté Ṣāliḥ al-Murrī, d’après…” »