– al-Balafālī (1), auteur des « al-Amālī » (2). Fâlala est un village proche d’Aydhaj (3).
Il résida quelque temps à Baṣra, où il étudia auprès d’Abû ʿUmar (4) ibn ʿAbd al-Wâḥid al-Hâshimî et d’autres. Puis il gagna Bagdad et s’y établit définitivement. Homme sûr, doté de maintes vertus, on lui attribue des vers [de belle facture] (5) :
La splendeur s’est avilie, montrant des visages…
qui ne sont plus ceux des savants que je connus jadis.
Je la vois entourée d’autres que ceux…
qui furent naguère les gardiens de son cœur et de son parvis.
Je récitai alors un vers célèbre, bien ancien…
mes yeux étouffant sous le flot de leurs larmes :
« Les tentes, certes, sont les mêmes que les leurs,
mais je ne reconnais plus les femmes de ce campement. »
On cite encore de lui :
Aujourd’hui s’installe pour enseigner tout esprit délirant,
obtus, qui s’affuble du titre de juriste-enseignant ;
il convient aux gens de savoir de répéter,
dans chaque réunion, ce vers ancien, omniprésent :
« Elle s’est tant amaigrie que, de sa maigreur, ses flancs sont apparents,
et tout miséreux, désormais, la mène en marchand. »
– Muḥammad ibn ʿAbd al-Wâḥid, fils d’al-Ṣabbâgh, juriste shâfiʿite. Il ne s’agit pas de l’auteur du « Shâmil » (7), ce dernier étant postérieur. Celui-ci fut disciple du shaykh Abû Ḥâmid al-Isfarâyînî. Il dirigeait un cercle de fatwâ dans la grande mosquée de la ville, témoigna devant le qâḍî al-quḍât Ibn al-Dâmghânî, de rite ḥanafite, qui l’agréa. Il entendit le ḥadîth d’Ibn Shâhîn et d’autres maîtres, et il jouissait d’une grande considération. Qu’Allâh — Très-Haut — lui fasse miséricorde.
– Hilâl ibn al-Muḥsin ibn Ibrâhîm ibn Hilâl (8), Abû l-Ḥusayn (9), le secrétaire ṣâbiʾ, auteur d’un livre d’histoire ; son grand-père Abû Isḥâq al-Ṣâbiʾ était l’auteur des Rasâʾil, et son père était également ṣâbiʾ. Hilâl embrassa l’Islam et sa conversion fut excellente, et il