Par leur abandon, le doux sommeil
M’a fui, ravi à mes paupières ;(1)
Ils ne visaient que ma mort ;
Aussi me fut légère la mort qu’ils désiraient.
Ismâʿîl ibn ʿAlî ibn al-Ḥusayn ibn Muḥammad ibn Zanjûwayh,(2) Abû Saʿd ar-Râzî, surnommé as-Sammân, maître des Muʿtazilites,(3) avait beaucoup entendu de ḥadiths et écrivit de la main de quatre mille shaykhs.(4) Savant brillant et vertueux malgré son appartenance au muʿtazilisme, il disait : « Celui qui n’a pas consigné le ḥadith n’a jamais goûté la douceur de l’Islam. » De rite ḥanafite, il excellait en droit comparé, en lois successorales, en calcul et en science des transmetteurs. Ibn ʿAsâkir le mentionna longuement dans son « Histoire »,(5) multipliant les éloges à son égard.
ʿUmar, fils du shaykh Abû Ṭâlib al-Makkî Muḥammad ibn ʿAlî ibn ʿAṭiyya,(6) entendit les ḥadiths de son père et d’Ibn Shâhîn. Véridique, il portait la kunya Abû Ḥafṣ.(7)
Muḥammad ibn Aḥmad ibn ʿUthmân ibn al-Faraj ibn al-Azhar,(8) Abû Ṭâlib, connu sous le nom de as-Sawâdî, était le frère d’Abû al-Qâsim al-Azhari. Il mourut à un peu plus de quatre-vingts ans.
Muḥammad ibn Muḥammad ibn Abî Tammâm,(9) Abû Tammâm az-Zaynî, fut naqîb al-nuqabâʾ (chef des naqîbs). [À Bagdad, il succéda à son père] dans cette charge de la naqâba.