Cette année-là :
– Ṭughrulbeg nomma vizir Abû al-Qâsim ʿAlî ibn ʿAbd Allâh al-Juwaynî, premier vizir qu’il eût jamais eu.
Cette même année :
– Abû Naṣr Aḥmad ibn Yûsuf devint vizir du souverain d’Égypte ; il était d’origine juive et se convertit à l’Islam après le décès d’al-Jarjarâʾî.
– Le noble (sharîf) Abû Aḥmad ʿAdnân ibn le sharîf al-Raḍî (1) reçut la charge de naqîb des ʿAlawites à la suite du décès de son oncle al-Murtadâ Abû al-Qâsim ʿAlî — sa biographie viendra plus loin.
– Le juge Abû al-Ṭayyib al-Ṭabarî se vit confier la magistrature d’al-Karkh, outre celle qu’il exerçait déjà à Bâb al-Tâq, après la mort du juge Abû ʿAbd Allâh al-Ṣaymarî.
– Le « chef des chefs » Abû al-Qâsim ibn al-Muslima (2) prit en main la rédaction du Dîwân du califat et jouissait auprès de lui d’un rang élevé.
Personne, cette année-là, ne se rendit au ḥajj depuis l’Irak en raison de l’insécurité de la route.
Parmi les notables décédés au cours de la même année :
– Al-Ḥusayn ibn ʿAlî ibn Muḥammad ibn Jaʿfar (3), Abû ʿAbd Allâh al-Ṣaymarî — la nisba renvoie à un fleuve de Baṣra nommé al-Ṣaymar, sur lequel se trouvent plusieurs canaux. Figure éminente des ḥanafites, il fut d’abord qâḍî d’al-Madâʾin puis qâḍî d’un quartier d’al-Karkh. Il transmit le ḥadîth d’Abû Bakr al-Mufîd, d’Ibn Shâhîn et d’autres. Véridique, doté d’une intelligence vive, de belle compagnie et d’une parole élégante, connaissant les droits des savants, il mourut en Shawwâl à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.
– ʿAbd al-Wahhâb ibn Manṣûr (4) ibn Aḥmad, Abû al-Ḥasan (5), mieux connu sous le nom d’Ibn al-Mushtarî, originaire d’Ahwâz. Il occupa la magistrature d’Ahwâz et de sa région, suivant l’école shâfiʿî. Il jouissait d’un grand crédit auprès du sultan ; homme intègre, fortuné et d’une conduite exemplaire, qu’Allâh lui fasse miséricorde.
– Le noble al-Murtadâ (6) ʿAlî ibn al-Ḥusayn ibn Mûsâ ibn Muḥammad ibn