Al-Khaṭīb déclara : « Il était véridique et vigilant ; puis, vers la fin de sa vie, il se rendit à La Mecque, s’y établit et y mourut au mois de Shawwāl de cette même année. »
ʿUbayd Allâh ibn Abî al-Fatḥ (1) Aḥmad ibn ʿUthmân ibn al-Faraj ibn al-Azhar, Abû al-Qâsim al-Azhari, grand ḥâfiẓ et spécialiste renommé du ḥadîth, connu sous le nom d’Ibn as-Sawâdî (2).
Il reçut la science de Abû Bakr ibn Mâlik et de bien d’autres – dont l’énumération serait trop longue –, et il fut jugé digne de confiance, véridique, pieux, de croyance saine, d’une conduite exemplaire. Il décéda dans la nuit du mardi 19 Ṣafar de cette année, à l’âge de quatre-vingts ans et dix jours.
Le roi Jalâl ad-Dawla (3) Abû Ṭâhir ibn Bahâʾ ad-Dawla ibn ʿAḍud ad-Dawla ibn Bûyah ad-Daylamî, souverain de Bagdad et d’autres territoires.
Il nourrissait un grand amour pour les dévots, qu’il visitait et dont il sollicitait les invocations. Il subit maintes épreuves ; les Turcs se révoltèrent contre lui à plusieurs reprises, le chassèrent de sa demeure et, une fois, l’expulsèrent totalement de Bagdad. Toutefois, il revenait, ils se réconciliaient avec lui, jusqu’à ce qu’un mal au foie l’atteignît cette année-là ; il mourut de cette affection dans la nuit du vendredi 5 Shaʿbân de la présente année, âgé de cinquante-et-un ans révolus et de quelques mois. Il gouverna Bagdad seize ans et onze mois (4).
Puis arriva l’an quatre cent trente-six.
Cette année-là, le roi Abû Kâlîjâr entra à Bagdad et ordonna que l’on batte le tambour aux heures des cinq prières, pratique à laquelle aucun des souverains avant lui ne s’était adonné : on ne battait le tambour pour ʿAḍud ad-Dawla qu’à trois moments, et nul n’était honoré de ce rituel aux cinq moments hormis le Calife. Son entrée eut lieu durant Ramaḍân. Il distribua d’abondantes sommes d’argent aux troupes, envoya dix mille dinars au Calife et revêtit de robes d’honneur les commandants des armées, à savoir : al-Basâsîrî, an-Nashâwrî et al-Humâm Abû al-Liqâʾ. Le Calife lui attribua le titre honorifique de Muḥyî ad-Dawla. La khuṭba fut prononcée en son nom dans de nombreux pays sur ordre de leurs souverains ; elle le fut pour lui à Hamadhân, et les délégués de Ṭughrulbeg n’y exercèrent plus aucune autorité.