Au cours de la même année :
Une violente secousse sismique frappa la ville de Tabriz ; sa citadelle, ses remparts, ses souks et ses demeures s’écroulèrent, de même que, dans la Dār al-Imāra, la plupart des pavillons. Cinquante mille personnes périrent sous les décombres, et, tant leur affliction était grande, les habitants revêtirent des habits de bure.
Au cours de la même année :
Le sultan Ṭughrulbek s’empara de la majeure partie des contrées orientales ; il conquit notamment la ville de Khwârazm, Dahistān(1), Ṭabas, Rayy, le pays du Ǧabal, Kirmân et ses dépendances, ainsi que Qazwīn. La khuṭba fut prononcée en son nom dans toutes ces régions ; son prestige s’accrut considérablement et sa renommée se répandit.
Au cours de la même année :
Thimāl ibn Ṣāliḥ ibn Mirdās prit possession d’Alep et l’arracha à l’armée fāṭimide ; les Égyptiens envoyèrent alors contre lui des troupes pour le combattre.
Personne, [parmi les habitants de l’Irak ou d’ailleurs], n’accomplit le pèlerinage cette année-là, pas plus que l’année précédente.
Parmi les notables qui décédèrent durant cette année :
– Abû Dharr al-Harawî(2) ʿAbd(3) ibn Aḥmad ibn Muḥammad, le ḥâfiẓ, juriste mâlikite. Il avait entendu un grand nombre de traditions, parcourut diverses contrées, puis se rendit à La Mecque où il s’établit ; il épousa ensuite une femme arabe et demeura dans la région des Sarawât. Chaque année, il accomplissait le pèlerinage, résidait à La Mecque pendant la saison et y faisait écouter les ḥadiths ; les Maghrébins reçurent de lui l’école de Mâlik ainsi que la doctrine du shaykh Abû al-Ḥasan al-Ashʿarî, transmise par le juge Abû Bakr al-Bâqillânî. Il affirmait avoir appris le madhhab de Mâlik auprès d’al-Bâqillânî. Digne de confiance, ḥâfiẓ et rigoureux, il s’éteignit en Dhû al-Qaʿda de cette année.
– Muḥammad ibn al-Ḥusayn ibn Muḥammad ibn Jaʿfar(4) Abû al-Fath al-Shaybânî, l’apothicaire, connu sous le surnom de Quṭayṭ. Il parcourut de vastes contrées, entendit de nombreux ḥadiths ; c’était un shaykh affable, engagé dans la voie du taṣawwuf. Il disait : « À ma naissance on me nomma Quṭayṭ, selon l’usage des Bédouins ; puis certains des miens me nommèrent Muḥammad. »
[Puis débuta l’an quatre-cent-trente-cinq] :
Au cours de celui-ci, les capitations (jawālî) furent rendues aux délégués du calife.