Bishrâ al-Fâtinî (1)
Il s’agit de Bishrâ ibn Masîs, issu des captifs byzantins. L’un des émirs des Banû Ḥamdân l’offrit à Fâtin, l’esclave d’al-Muṭîʿ, qui l’éduqua. Il écouta le ḥadith auprès d’un groupe de maîtres, et al-Khaṭîb transmit de lui et déclara (2) : « Il était véridique, vertueux, pieux. » Il mourut le jour de l’ʿÎd al-Fiṭr ; qu’Allah, Exalté soit-Il, lui fasse miséricorde.
Muḥammad ibn ʿAlî ibn Aḥmad ibn Yaʿqûb ibn Marwân (3), Abû l-ʿAlâʾ al-Wâsiṭî
Originaire de Famm al-Ṣulḥ, il écouta le ḥadith, apprit les différentes lectures du Coran et les transmit. Certains ont critiqué la fiabilité de sa transmission, tant pour les lectures que pour le ḥadith — Allah est plus Savant. Il décéda au mois de Jumâdâ al-Âkhirah, ayant dépassé les quatre-vingts ans.
Puis commença l’année deux et trente et quatre-cents [432 H]
Durant celle-ci :
L’ascendant des Seldjoukides s’accrut, et la position de leur souverain Ṭughril-Beg Muḥammad et de son frère Chaghri-Beg Dâwud, tous deux fils de Mîkâʾîl ibn Saljûq ibn Tuqâq (4), s’éleva. Leur grand-père Tuqâq comptait parmi les anciens cheikhs des Turcs, réputé pour sa clairvoyance, sa ruse et son rang auprès de leur grand roi. Son fils Saljûq grandit noble et vaillant ; le roi le mit en avant et le titra Shabâshî (5). Les armées lui obéirent, les gens se soumirent à lui, au point que le roi le redouta et voulut le faire périr. Il s’enfuit alors vers les terres musulmanes où il embrassa l’Islam ; son honneur et sa puissance n’en furent que renforcés. Il mourut à l’âge de cent-sept ans, laissant Arslân, Mîkâʾîl et Mûsâ. Mîkâʾîl se consacra au combat des mécréants parmi les Turcs, jusqu’à ce qu’il fût tué en martyr, laissant ses deux fils Ṭughril-Beg Muḥammad et Chaghri-Beg Dâwud. Leur prestige devint immense auprès de leurs cousins, et les Turcs croyants se rallièrent à eux — ce sont les Turcs de la foi que l’on nomme aujourd’hui Turkmènes, c’est-à-dire les Seldjoukides, descendants de leur aïeul Saljûq. Ils conquirent la totalité du Khurâsân après la mort de Maḥmûd ibn Subuktakîn. Le roi Maḥmûd les craignait quelque peu ; à sa mort, son fils Masʿûd lui succéda, les combattit et ils le combattirent à maintes reprises.
[Ils] le défirent dans la plupart des affrontements, de sorte que la souveraineté sur l’ensemble du Khurâsân leur revint. Masʿûd marcha ensuite contre eux avec des troupes si nombreuses que l’espace semblait trop étroit pour les contenir, mais ils l’écrasèrent lors de cette expédition,