« Muʿjam aṣ-Ṣaḥābah », que je possède rédigé de sa propre main ; ainsi que « Ṣifat al-Jannah » [et « Dalāʾil an-Nubuwwah »], un traité de médecine [prophétique], et d’autres ouvrages profitables.
Al-Ḥāfiẓ Abū Bakr al-Khaṭīb al-Baghdādī (1) déclara : « Abū Nuʿaym mêlait ce qu’il avait entendu de vive voix à ce qu’il tenait par autorisation, sans différencier l’un de l’autre. » (2)
ʿAbd al-ʿAzīz an-Nakhshabī dit : « Abū Nuʿaym n’entendit pas intégralement le Musnad de Ḥārith ibn Abī Usāmah auprès d’Abū Bakr ibn Khallād, mais il le transmit néanmoins dans son entier. » (3)
Le shaykh Abū al-Faraj Ibn al-Jawzī ajouta : « Il entendit beaucoup, composa abondamment et inclinait fortement vers l’école ashʿarite [en matière de croyance]. »
Il s’éteignit le 18 Muḥarram de cette année, à l’âge de quatre-vingt-quatorze ans, car, selon Ibn Khallikān, il naquit en 336 H.
Ibn Khallikān ajoute : « Il composa également le “Tārīkh Iṣbahān”. »
[Abū Nuʿaym] rapporte, dans la biographie de son père, que Mihrān embrassa l’islam, que leur walāʾ relevait de ʿAbd Allāh ibn Muʿāwiyah ibn ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar ibn Abī Ṭālib, et que le nom d’Iṣbahān, d’origine persane – Sibāhān – signifie « rassemblement des armées » ; il y signale aussi qu’Alexandre la fonda, ainsi que l’a rapporté as-Samʿānī (4).
Al-Ḥasan ibn al-Ḥusayn (5), Abū ʿAlī al-Burjumī (6) : il fut vizir de Sharaf ad-Dawlah Abū ʿAlī ibn Bahāʾ ad-Dawlah durant deux ans avant d’être démis. Il conserva cependant un grand prestige durant sa mise à l’écart. C’est lui qui fit édifier le bīmāristān de Wāsiṭ, y organisa boissons, médecins, remèdes et tout le nécessaire, et l’adot d’un waqf couvrant ses besoins. Il s’éteignit cette année, à près de quatre-vingts ans ; qu’Allah, exalté soit-Il, lui fasse miséricorde.
Al-Ḥasan ibn Jaʿfar (7), Abū al-Futūḥ al-ʿAlawī, émir de La Mecque — qu’Allah la glorifie.